NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
C’est la fin pour le houblon des Jardins de Carmanore à Ragueneau. La ferme entamait mercredi sa dernière récolte et cessera sa production de cette plante, utilisée dans la fabrication de la bière, après cette année.
Le copropriétaire de la ferme, Steve Berthiaume, affirme que la culture de cette plante est difficilement rentable, car elle nécessite de nombreuses heures de travail et des investissements importants. À moins d'avoir une très grosse production de houblon, ça ne vaut pas la peine de s'équiper, laisse-t-il tomber.
La récolte de mercredi matin se déroulait en différentes étapes. Le copropriétaire et son équipe ont commencé par empiler les lianes de houblon dans un camion pour les amener dans la grange. Une récolteuse sépare ensuite les houblons des lianes. Les cônes seront ensuite passés dans un séchoir artisanal.

Les travailleurs de la ferme taillent les plants de houblon lorsqu'il est déposé dans le camion.
Photo : Radio-Canada / Etienne Parent
Les équipements qui permettent de les sécher et de les mettre en granules pour mieux le conserver et pour le vendre ailleurs au Québec sont très dispendieux. C’est pourquoi son seul acheteur est la microbrasserie Saint-Pancrace à Baie-Comeau, qui se sert de ce houblon frais pour fabriquer sa bière du nom de Carmanor.
Steve Berthiaume a lancé sa récolte de houblon frais il y a six ans. Il admet devoir maintenant faire le deuil de cette aventure.
Le directeur général de la microbrasserie, André Morin, explique comprendre la décision de son fournisseur. C’était une belle aventure, on a eu beaucoup de plaisir, mais il faut que la ferme continue à se développer et fasse des choix cohérents pour son avenir , explique-t-il.
Du côté de la microbrasserie, André Morin affirme que cette situation n’affectera pas le reste de sa production, puisque le houblon qu’il utilise vient principalement des marchés internationaux.

André Morin est directeur général de la microbrasserie St-Pancrace. Il affirme que les houblons utilisés dans les bières à la mode, comme les IPA et les bières fruitées, poussent dans des climats beaucoup plus chauds.
Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin
Le houblon : une culture en difficulté au Québec
Samuel Jeanson est agent de développement pour la filière microbrassicole du Québec à l’Association des microbrasseries du Québec. Son rôle est d’augmenter la part de matières premières québécoises dans les bières de microbrasserie de la province.
Il explique que les producteurs de houblon sont confrontés à plusieurs enjeux et que la situation des Jardins de Carmanor n’est pas unique. Plusieurs producteurs ont dû fermer leurs portes dans les dernières années. Cet été, l’un des plus grands acteurs de l’industrie québécoise, la houblonnière Lupuline, situé en Outaouais, a dû mettre fin à ses activités.

Après leur récolte, les lianes de houblons sont insérées dans une machine qui vient détacher le fruit de la plante.
Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin
Samuel Jeanson blâme principalement l’augmentation du coût des intrants au cours des dernières années, dont l’essence, la machinerie, mais aussi la main-d’œuvre. Il faut que ton prix puisse être capable de concurrencer celui des grandes industries américaines, australiennes et européennes , explique-t-il.
Les producteurs doivent aussi s’adapter aux différentes modes, qui changent constamment. Un plant de houblon prend trois ans à arriver à maturité, explique l’agent de développement, et les bières qui seront à la mode dans quelques années ne correspondent pas toujours au houblon produit.
Ils ne sont pas capables de suivre ce rythme-là.
Pour l’avenir, le copropriétaire des Jardins de Carmanore souhaite concentrer ses efforts sur l’élevage de poules pondeuses et sur le développement d’un verger de pommes.


3 hour_ago
15



























.jpg)






French (CA)