Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Un ingénieur a commencé en 1784 à couler des cônes de bois de 20 m dans la Manche : quatre ans plus tard, la rade de Cherbourg était toujours grande ouverte

4 hour_ago 59

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

En 1776, Louis XVI demande à une commission de choisir le port stratégique qui défendra les côtes de la Manche. La France veut un port de guerre face à l’Angleterre, et Cherbourg l’emportera. Pour fermer sa rade, la monarchie mise sur 90 cônes de bois remplis de pierres. En 1788, le chantier est abandonné, la rade toujours ouverte.

À retenir

  • Louis XVI valide le projet révolutionnaire de Cessart en 1784 : construire une digue en cônes tronqués de bois de 20 m de haut en pleine mer sur fond sableux.
  • Les quatre premiers cônes ne résistent pas aux tempêtes, et seulement une vingtaine sur 90 sont mis à l’eau en cinq ans.
  • L’échec de 1788 force l’abandon du projet d’avant-garde au profit de la technique rustique de La Bretonnière : couler de vieux vaisseaux et des pierres perdues.

Sommaire

  1. Un port de guerre pour 80 vaisseaux
  2. Juin 1784, le premier cône
  3. 1788 : la mer a gagné
  4. Soixante-dix ans pour finir le travail

Un port de guerre pour 80 vaisseaux

La commission est placée sous l’égide de Suffren et compte notamment Dumouriez, futur gouverneur de la place, et La Bretonnière. Le rapport de La Bretonnière juge que seul le port normand peut protéger convenablement 80 bateaux de guerre. Il projette une digue de 4 kilomètres entre l’île Pelée et la pointe de Querqueville.

Mais c’est un autre plan que le pouvoir royal retient.

L’ingénieur des Ponts et Chaussées Louis-Alexandre de Cessart propose une digue qui ne ressemble à rien de connu. Au XVIIIe siècle, personne n’avait envisagé de bâtir une digue en pleine mer, sur un fond sableux de 15 m, sans enrochement de départ. Son idée : 90 cônes tronqués en charpente, d’environ 50 m de diamètre à la base et 20 m au sommet, pour 20 à 24 m de haut. Chaque cône est remorqué au large, coulé, rempli de pierres, puis relié à ses voisins par des chaînes de fer.

Juin 1784, le premier cône

Le premier cône est coulé le 6 juin 1784, à un kilomètre de l’île Pelée. La rade s’emplit alors de 300 à 400 bateaux qui font la navette depuis le port du Becquet pour charger les pierres. Les structures sont en chêne et en hêtre, avec des ouvertures à plusieurs niveaux pour verser les pierres quelle que soit la marée.

Le 22 juin 1786 (certaines sources donnent le 23), Louis XVI fait son seul voyage en province pour assister à l’immersion du neuvième cône. Jamais un roi de France n’avait fait aussi long trajet pour regarder un chantier.

Le calendrier pose pourtant problème. Dans un texte de 1846 sur Cherbourg, Alexis de Tocqueville rapporte que la mise à flot de ces caisses ne pouvait se faire que deux ou trois mois par an, et deux ou trois jours de chacun de ces mois. Trente-six jours de mer favorable par an, grand maximum, pour un chantier de 90 cônes.

1788 : la mer a gagné

Les quatre premiers cônes ne résistent pas aux tempêtes.

Les suivants subissent de graves avaries. En cinq ans, une vingtaine de cônes seulement sont mis à l’eau, sur les 90 prévus (d’autres sources parlent de 18, dont le musée des Arts et Métiers, qui évoque dix-huit caissons à la Révolution). Cessart tente de les protéger en faisant couler de grands amas de pierres tout autour, une rustine qui contredit le principe même de son système.

En 1788, on conclut à l’échec de l’option de Cessart, les caisses sont vides. On revient alors à la méthode de La Bretonnière, celle qu’on avait écartée : couler de vieux vaisseaux de guerre et déverser des pierres perdues autour. L’argument avancé contre elle était la crainte de voir ces pierres chassées à l’intérieur de la rade. Le contraste est rude : un ouvrage d’avant-garde abandonné au profit de la technique la plus rustique du dossier.

Les conséquences se paient en ville. L’abandon des cônes crée du chômage à Cherbourg à la veille de la Révolution, et le financement est coupé en 1790, puis la démission de La Bretonnière en 1792 arrête les travaux pour dix ans. Un historien local, Magali Lachèvre, juge que cet échec a ruiné la monarchie et accéléré l’arrivée de la Révolution de 1789. Le jugement est tranché, mais il rappelle qu’un chantier raté pèse lourd dans les finances d’un royaume déjà endetté.

Soixante-dix ans pour finir le travail

La digue du large, elle, ne sera terminée qu’en 1853, soit environ 70 ans après le premier cône. Elle mesure 3 640 m, avec une largeur moyenne de 100 m à sa base, 12 m à son sommet et une hauteur de 27 m. Les digues de l’Est et de l’Ouest s’y ajouteront dans les années 1890. Des ingénieurs se sont succédé à son chevet : Cessart, La Bretonnière, Joseph Cachin, puis Fouques-Duparc et Félix Reibell jusqu’en 1853.

Digues et forts sont inscrits au titre des Monuments Historiques depuis 2021. Des cônes de Cessart, il reste surtout des maquettes : le musée des Arts et Métiers conserve un modèle en bois et en fer de 38 x 85 cm, entré dans ses collections en 1849.

Sources : france-pittoresque.com | arts-et-metiers.net

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway