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Un Canadien sur quatre a refusé de se faire vacciner, selon un sondage

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Près du quart des Canadiens disent avoir refusé de se faire vacciner malgré la recommandation de leur médecin, la plupart d'entre eux craignant des effets secondaires potentiels, selon un nouveau sondage.

Un rapport publié jeudi par Proof Strategies se penche sur l'attitude des Canadiens à l'égard des vaccins et sur les raisons pour lesquelles certains d'entre eux hésitent à se faire vacciner.

Proof Strategies a interrogé 1501 Canadiens entre le 7 et le 15 janvier sur divers sujets et a compilé ce mois-ci des informations précises sur les vaccins.

Bruce MacLellan, président de Proof Strategies, affirme que l'organisation avait décidé de poser des questions précises sur les vaccins dans son indice de confiance annuel.

Nous pensons qu'il s'agit d'un enjeu de santé publique émergent et important, déclare-t-il.

M. MacLellan souligne que le tableau de la réticence à la vaccination au Canada qui se dégage des données est complexe.

Ce que les professionnels de la santé et les responsables de la santé publique doivent comprendre, c’est que les Canadiens qui ont des réticences vis-à-vis des vaccins viennent d’horizons divers et ont des raisons différentes d’hésiter, et il serait vraiment important de ne pas en faire une question politique, explique-t-il.

En tout, 24 % des personnes ayant répondu au sondage disent avoir refusé de se faire vacciner malgré une recommandation d'un médecin.

Elles ont invoqué différentes raisons pour justifier ce choix, notamment le coût des vaccins qui ne sont pas couverts par les régimes d’assurance maladie provinciaux.

La raison la plus courante du refus était toutefois la crainte d’effets indésirables ou de complications.

Les femmes de la génération Y et les hommes de la génération Z étaient, avec 30 %, les plus susceptibles de dire qu'ils ont refusé de se faire vacciner. Selon le rapport, 20 % des femmes de la génération Z interrogées ont refusé un vaccin.

Dans l'ensemble, le sondage a révélé que les femmes étaient plus susceptibles que les hommes de refuser un vaccin recommandé, et que les personnes ayant un niveau d'études secondaires ou inférieur étaient plus enclines à refuser un vaccin que celles qui ont fait des études universitaires.

Peu de personnes ont exprimé des hésitations quant à la vaccination de leurs enfants; seuls 16 % des répondants qui ont des enfants ont dit avoir refusé un vaccin recommandé.

Les parents d’enfants âgés de 11 à 15 ans ont témoigné du taux de refus de vaccination le plus élevé, à 27 %.

Différences régionales et partisanes

En Alberta, 35 % des répondants ont affirmé avoir refusé un vaccin. Les Québécois étaient les moins susceptibles de refuser un vaccin recommandé, avec 19 %.

D'après nos recherches menées sur 10 ans, l'Alberta est devenue la province la moins confiante du Canada, qu'il s'agisse des vaccins, du gouvernement, des entreprises ou des médias, indique M. MacLellan.

Le sondage a également révélé un clivage marqué entre les partisans des différentes formations politiques. Parmi les partisans du Parti conservateur du Canada, 39 % ont dit avoir refusé un vaccin recommandé.

Ce chiffre tombait à 26 % chez ceux qui déclarent ne soutenir aucun parti politique, à 14 % chez les partisans du Bloc québécois, à 13 % chez les partisans libéraux et à 12 % chez les partisans néo-démocrates.

Le Parti conservateur s’est, du moins sous la direction de son chef actuel, positionné comme le parti des marginaux, le parti des mécontents et de la frange de la population qui ne se sent pas représentée au sein du gouvernement. Cela alimente donc un sentiment de méfiance, observe M. MacLellan.

Éviter la polarisation

Bruce MacLellan exhorte les responsables de la santé publique à ne pas politiser la réticence à la vaccination et à éviter la polarisation qui s’est produite pendant la pandémie de COVID-19.

Le point positif, ajoute-t-il, est qu’une grande majorité de Canadiens de toutes les provinces et de toutes les tendances politiques disent faire confiance aux professionnels de la santé, en particulier aux médecins de famille, pour leur fournir des informations précises.

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