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Le pilote d’IndyCar Romain Grosjean découvrira un nouveau circuit dès la semaine prochaine à Markham, à l’occasion de l’Ontario Honda Dealers Indy. Ce tracé s’ajoute à la longue liste des circuits parcourus par le franco-suisse, qui a disputé toutes les saisons d’IndyCar depuis 2021, à l’exception de 2025, après une carrière de plus de dix ans en Formule 1 (F1).
La piste a l’air assez compliquée, donc ça va être cool, lance le pilote de la Dale Coyne Racing Honda n° 18, à propos du nouveau parcours situé au nord-est de Toronto.
Le circuit urbain de Markham, qui accueillera une course d’IndyCar pour la toute première fois, s’ajoute aux nouveaux tracés d’Arlington, au Texas, et de Washington D.C., que le pilote découvrira également cette année.
Après quatre ou cinq ans en IndyCar, avoir trois nouveaux circuits la même année, c’est assez exceptionnel.
Romain Grosjean a quitté la F1 à la fin de la saison 2020, après avoir été victime d’un spectaculaire et grave accident lors du Grand Prix de Bahreïn.
Comment vous préparez-vous à découvrir le nouveau circuit urbain de Markham?
Romain Grosjean(RG) : Nous avons un simulateur qui était disponible pour certains pilotes. Je n’ai malheureusement pas pu y aller, je n’ai pas eu l’opportunité. Après, je vais regarder ce que les autres pilotes ont fait dans le simulateur. Il y a eu des vidéos qui circulent sur le web et qui vont nous permettre de découvrir la piste. On a quand même pas mal d’essais en IndyCar.

La carte du circuit du circuit routier de la course IndyCar de Markham.
Photo : Radio-Canada / Montage par Camile Gauthier
[…] Ce qui est toujours le plus gros challenge, ce sont les bosses, de savoir comment sont le tarmac et les réactions de la voiture.
Quelles sont les différences entre un circuit de F1 et de IndyCar?
RG : La plus grande différence, c’est qu’en Formule 1, tout le monde a une voiture différente, tandis qu’en IndyCar, tout le monde a presque la même voiture. L’autre grande différence, c’est les circuits ovales qu’il y a en IndyCar et qu’il n’y a pas en F1.

Le pilote d’IndyCar Romain Grosjean dans sa monoplace lors de la dernière séance d’essais pour les 500 miles d’Indianapolis, à l’Indianapolis Motor Speedway en mai dernier.
Photo : Reuters / Mark J. Rebilas-Imagn Images
Ce ne sont pas du tout les mêmes circuits qui conviennent à la F1 et à l’IndyCar. La F1 a besoin de grands espaces, de virages très rapides et de grandes lignes droites. L’IndyCar, au contraire, aime les circuits plus petits, plus bosselés, plus vallonnés, avec des vibreurs et davantage de variété. Il faut surtout éviter les grandes lignes droites et les grandes courbes rapides parce que l’IndyCar n’est pas faite pour ça.
Et au niveau des voitures?
RG : En F1, il faut être précis pour ne surtout pas glisser. En IndyCar, ça va très vite. Il faut conduire avec les muscles, elle bouge plus, elle saute plus et elle glisse plus.
C’est vrai qu’on se retrouve en Indycar avec de très faibles différences entre les pilotes, ce qui est assez plaisant. Nous avons des styles de pilotage tout à fait différents. Donc on arrive à régler les voitures d’une façon à ce qu’elles aient toutes à la même vitesse, ce qui fait que les qualifications sont toujours très, très excitantes.
Est-ce qu’un retour en F1 est envisageable?
RG : Non, je suis trop vieux. La F1, ça a été génial, mais aujourd’hui je me concentre sur l’IndyCar et, pourquoi pas, sur l’endurance plus tard. La F1, j’ai eu la chance de la faire pendant 10 ans, ce qui est fantastique. Aujourd’hui, je suis très heureux là où je suis et des courses que je fais.

La monoplace de Romain Grosjean à l’occasion des qualifications du Grand Prix de Russie en septembre 2020 à Sotchi, alors qu’il était pilote de Formule 1 pour l’écurie Haas. (Photos d’archives)
Photo : Reuters / Bryn Lennon
Qu’est-ce qui vous pousse encore à monter à bord de votre Honda n° 18?
RG : C’est la passion. Elle me donne toujours envie de retourner au volant, d’essayer d’aller chercher le meilleur de la voiture, de battre les autres et de gagner des courses. La compétition et la passion de piloter.
Le pilote franco-suisse et plusieurs autres seront au rendez-vous du 14 au 16 août prochain à Markham, un événement qui devrait attirer plus de 150 000 spectateurs.


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