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La menace que représentent les espèces aquatiques envahissantes (EAE) entraîne la fermeture de nombreux lacs et rivières à la navigation dans les parcs nationaux montagneux de l'Alberta, ce qui amène certains pagayeurs à promouvoir une approche plus collaborative pour faire face à ce problème.
Ce printemps, les lacs et rivières du parc national Jasper, ainsi que ceux d’autres parcs nationaux, seront divisés en trois zones, chacune avec des règles différentes pour les activités aquatiques.
Les restrictions touchent principalement l’arrière-pays.
Pour Andrew Loughlin, un amateur de descente en eaux vives à Jasper depuis plus de 20 ans, ces mesures sont déchirantes, comme il l’a indiqué dans une lettre adressée à Parcs Canada.
Certains des endroits les plus exceptionnels que j’ai visités dans le parc, je m’y suis rendu en bateau. [...] Beaucoup de ces endroits sont inaccessibles par d’autres moyens.
Il croit que plus de 75 % des cours d’eau navigables du parc national Jasper sont maintenant interdits d'accès.
Le tournis des truites très certainement causé par l’activité humaine
Cette décision fait suite à l'annonce, au début du mois, de la confirmation de la présence de la maladie du tournis des truites à Lake Louise. Selon Parcs Canada, elle est presque certainement due à l'activité humaine sur le lac.
Cette maladie cause des déformations squelettiques chez les jeunes poissons, comme les saumons, les grands corégones et les truites.
Dave Argument, responsable de la conservation des ressources à Parcs Canada, prône la vigilance.
La maladie est désormais à nos portes, et c’est essentiel que nous agissions dès maintenant pour réduire le risque qu'elle se propage davantage, croit-il.
Il ajoute qu’une fois que les espèces envahissantes et des maladies sont introduites, il est presque impossible de les éliminer.
Parcs Canada affirme que les EAE vont souvent se propager par le biais des embarcations et du matériel de pêche déplacés entre les différents cours d’eau.
Dave Argument assure que Parcs Canada n’a pas pris la décision d’imposer des restrictions à la légère.
Chaque bassin versant a été examiné avec soin pour déterminer la façon la plus efficace de protéger les écosystèmes aquatiques tout en continuant à permettre les activités de loisirs là où elles peuvent se dérouler en toute sécurité, a-t-il souligné.
Les pagayeurs s’expriment
Andrew Loughlin affirme que la politique actuelle sera très difficile à respecter pour les pagayeurs, car il considère que la carte fournie par Parcs Canada manque de détails permettant de déterminer les points de fermeture pour les embarcations.
Au lieu d’une interdiction catégorique, il croit que des permis plus coûteux et stricts, des inspections de matériel obligatoires ou même des mises en quarantaine auraient pu réduire le risque de propagation d'espèces envahissantes, ce qu'il a d'ailleurs indiqué dans sa lettre adressée à Parcs Canada.
D'après un texte (nouvelle fenêtre) de Maggie Kirk


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