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Faisant face à une baisse de revenus, des établissements d’éducation postsecondaire en Alberta réduisent leurs effectifs pour continuer d'offrir certains programmes.
Une porte-parole du Collège NorQuest, Leila Daouda, a déclaré que 100 postes avaient été abolis lors des compressions les plus récentes : La décision de réduire les effectifs est difficile, mais nécessaire afin d'harmoniser le personnel au nombre d'inscriptions et à nos difficultés financières.
Elle précise que bon nombre d’établissements ont des défis similaires partout au Canada.
On est persuadé que ces décisions vont permettre au Collège de continuer à offrir l’éducation de qualité sur laquelle les étudiants et employeurs albertains peuvent compter.
Elle ajoute que des mesures de soutien, comme des mesures de licenciement et de l'accompagnement pour se trouver un nouvel emploi, sont offertes aux personnes qui sont touchées par les efforts de restructuration.
L’Université de l’Alberta prend des mesures similaires.
La réduction des effectifs est une stratégie utilisée pour limiter les effets sur les apprentissages, la recherche et notre personnel, explique un de ses porte-parole.
La personne en question a refusé de donner des informations sur le nombre et le type d’emplois touchés par ses abolitions.
La place des étudiants étrangers dans le financement
Selon Tiffany MacLennan de la firme d’experts-conseils spécialisés en éducation supérieure Higher Education Strategy Associates, le mode de financement de certains établissements est la cause des difficultés vécues.
Ces dernières années, dit-elle, le financement provincial de l’éducation provinciale a été stagnant ou a diminué partout au Canada, alors que les coûts ont continué d’augmenter.
De nombreux collèges et universités se sont tournés vers les étudiants internationaux, qui leur ont permis de combler le manque de financement gouvernemental.
En 2024, le gouvernement fédéral a plafonné le nombre d'étudiants étranger. Soudainement, beaucoup d’établissements au Canada ont eu des difficultés budgétaires, soutient Tiffany MacLennan.
En Alberta, le nombre de permis d’études accordés aux étudiants étrangers a baissé de 65 %, d'après un récent rapport de la vérificatrice générale du Canada.
Un grand nombre d’établissements ont échoué à diversifier leurs sources de revenus, selon ses observations. Toutefois, Tiffany MacLennan perçoit la situation actuelle comme une occasion, pour les universités et collèges albertains, de s’adresser aux étudiants locaux.
L’Alberta est la province qui peut avoir le plus d’espoir, car il y a un nombre considérable de personnes entre 18 et 24 ans qui entreront dans le système [d’éducation postsecondaire] sous peu.
Mme MacLennan affirme qu’il sera intéressant de voir de quelle façon l’Alberta s’ajustera dans les 5 à 10 prochaines années. Elle se questionne à savoir si les établissements scolaires réussiront à naviguer à travers les restructurations et rester attractifs.
Le financement provincial
Un porte-parole du ministère de l’Éducation supérieure de l’Alberta soutient que le budget provincial de 2026 a augmenté de 3 % le montant alloué au soutien des opérations des établissements postsecondaires. De plus, dit-il, 1,8 milliard de dollars a été alloué à la modernisation des campus.
Depuis 2022, plus de 430 millions de dollars ont été investis pour augmenter le nombre de places dans les programmes qui ont une forte demande sur le marché de l'emploi, comme la santé, l’ingénierie, l’éducation, les technologies, l’agriculture et l’aviation, mentionne le porte-parole.
D’autres établissements contactés par CBC, comme le Collège Lakeland et l'Institut de technologie du nord de l'Alberta, ont indiqué ne pas avoir l’intention de supprimer des postes.
Avec les informations de Mrinali Anchan (nouvelle fenêtre)


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