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Salon du dessin 2026 : des œuvres de Boudin, Fautrier ou encore Jongkind à des prix abordables

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« Portrait de Blanche Charlotte de Roncherolles, comtesse de Ferragut », de Louis-Léopold Boilly, pierre noire, estompe et rehauts de blanc/« Rythme couleur » de Sonia Delaunay, gouache/« Deux figures abstraites », de Willi Baumeister, gouache sur crayon.

« Portrait de Blanche Charlotte de Roncherolles, comtesse de Ferragut », de Louis-Léopold Boilly, pierre noire, estompe et rehauts de blanc/« Rythme couleur » de Sonia Delaunay, gouache/« Deux figures abstraites », de Willi Baumeister, gouache sur crayon. sdp

Démocratiser la discipline : telle est l’ambition de la nouvelle direction de la foire organisée au palais Brongniart du 25 au 30 mars.

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Des œuvres d’Eugène Boudin ou de Jean Fautrier à des prix abordables ? À cette question, les organisateurs du Salon du dessin répondent fièrement « oui ». « On peut trouver de très belles feuilles pour des sommes avoisinant les 5 000 euros », explique Florence Chibret-Plaussu, récemment nommée avec Hervé Aaron à la tête du rendez-vous parisien pour succéder à Louis de Bayser. Démonstration au cœur du stand de sa galerie, La Présidence, où elle exposera notamment des travaux de Johan Barthold Jongkind à partir d’environ 3 000 euros. Un message parfaitement compris par les 38 autres marchands attendus au palais Brongniart pour cette 34e édition, lesquels devront signaler des réalisations de maîtres réputés ou de talents méconnus à des tarifs imbattables (jusqu’à 8 000 euros). Avis aux amateurs d’Eugène Isabey (chez Demisch Danant), de Natalia Gontcharova (chez Françoise Livinec), de Dmitry Lebedev (chez James Butterwick) et bien d’autres…

« Illustration du mémoire de Roland Dorgelès, “Au beau temps de la Butte” », de Kees van Dongen, gouache. sdp

Dans un même souci de démocratiser ce marché et de favoriser le dialogue entre les différentes parties, un stand dédié aux dessins anonymes sera dressé sur place. L’occasion de mettre à contribution les curieux en leur demandant leurs avis sur la provenance d’une composition privée d’attribution. Succès garanti ! « Tout ceci a pour but d’agrandir le cercle des collectionneurs », résume Hervé Aaron, dont la galerie, Didier Aaron, contribuera aussi à faire naître des vocations. Ces novices auront par ailleurs le privilège d’échanger avec les représentants des différentes institutions françaises (voire étrangères) ou les conservateurs. Et notamment, cette année, avec les dirigeants du Musée d’art moderne André Malraux du Havre (MuMa Le Havre), dont les richesses seront dévoilées dans l’enceinte (pastels de Camille Pissarro, Edgar Degas, Alfred Sisley… sélectionnés parmi un ensemble de 4 500 œuvres.). « Une telle initiative permet à nos invités de montrer des trésors qu’ils ne peuvent pas toujours montrer dans leurs locaux, à l’image naguère de la Fondation Dubuffet, qui s’était réjouie de se faire mieux connaître du grand public », détaille Florence Chibret-Plaussu. Même beau succès remporté la saison dernière par le Musée des beaux-arts de Reims. « La liste d’attente ne désemplit pas », témoigne un membre de l’équipe. En attendant d’occuper cette place convoitée, beaucoup de hauts lieux culturels seront partenaires durant les festivités.

« Portrait de Francisco de Goya », de Joaquín Torres García, crayon, fusain et gouache sur papier. DELAMANO Old Masters

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Un salon de référence

On le voit : tous les genres sont représentés lors de cette manifestation qui a su évoluer au fil du temps. Au point de mettre désormais à l’honneur 22 stands dédiés à l’art ancien (jadis tout puissant) et 17 à la création moderne et contemporaine. « C’était un salon de niche à ses débuts et c’est devenu une référence », se réjouit-on au sein du comité organisateur, réputé comme ses prédécesseurs pour sa parfaite connaissance de l’évolution des goûts. « Il y a deux décennies, les gens préféraient les dessins aboutis, note Hervé Aaron. Aujourd’hui, ils se tournent plutôt vers des esquisses, des études préparatoires. » Le choix ne devrait donc pas manquer dans les travées, comme si cette discipline suscitait aujourd’hui une complète adhésion sous toutes ses formes. Autre preuve de la santé du secteur : le nombre croissant d’expositions faisant la part belle aux croquis, somptueux ou plus modestes. Comment ne pas citer par exemple le parcours « Dessins sans limite. Chefs-d’œuvre de la collection du Centre Pompidou », qui a conquis les spectateurs du Grand Palais ? « Qui aurait pu prévoir une telle programmation il y a encore vingt ans ? », concluent les experts. Nul doute que le salon place de la Bourse est pour beaucoup dans la hausse constante de son action.

« Sans titre », de Pierre Soulages, gouache sur papier. sdp

Salon du dessin, palais Brongniart, Paris 2e, du 25 au 30 mars.

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