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DÉCRYPTAGE - Il y a vingt-cinq ans, l’Académie royale des sciences de Suède récompensait deux Américains et un Japonais pour des travaux dans lesquels Henri Kagan avait été fondateur. Une immense déception pour la recherche française…
« Comme cela, je ne serai pas harcelé par les journalistes ! » Le 10 octobre 2001, Henri Kagan tente de faire contre mauvaise fortune bon cœur. À la descente du train qui l’amène à Londres pour une conférence, il fait face à la tristesse de Gilbert Balavoine, son ancien élève devenu conseiller scientifique à l’ambassade de France. Une annonce vient d’être faite à Stockholm : le prix Nobel de chimie est décerné à trois chercheurs, les Américains William Knowles et Barry Sharpless et le Japonais Ryoji Noyori, pour leurs avancées sur « la synthèse asymétrique catalytique ». Précisément le domaine dans lequel Henri Kagan a fait des découvertes majeures et fondatrices.
Dans la presse, les confrères de Kagan expriment leur désarroi. C’est « une grande déception » voire « une catastrophe » dans Le Figaro. Le Nobel a été « volé à Henri Kagan », s’étrangle dans Le Monde le chimiste Didier Astruc : « les trois lauréats du prix Nobel de chimie 2001 sont des…


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