Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

400 Strasbourgeois ont dansé des semaines sans pouvoir s’arrêter en 1518 : les médecins de la ville leur ont prescrit de danser encore plus

7 hour_ago 29

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Imaginez votre voisine sortir danser seule dans la rue, sans musique, sans raison apparente, et ne plus jamais s’arrêter. Pas une heure, pas une journée : des semaines. À Strasbourg, ce scénario n’a rien d’une fiction. Les autorités de l’époque ont même payé des musiciens pour l’encourager à continuer.

À retenir

  • En juillet 1518 à Strasbourg, Frau Troffea se met à danser seule et compulsivement, suivie en une semaine par une trentaine d’habitants puis jusqu’à plusieurs centaines selon les sources.
  • Croyant à un excès de sang chaud selon la théorie des humeurs, le conseil municipal fit construire une estrade et engagea musiciens et danseurs professionnels pour épuiser le mal par la danse, ce qui amplifia au contraire l’épidémie.
  • Face à l’échec de cette méthode, les autorités interdirent la musique et envoyèrent les danseurs au sanctuaire de saint Guy à Saverne, mettant fin à la crise en septembre, l’historien John Waller y voyant une maladie psychogène de masse liée au stress collectif plutôt qu’une intoxication à l’ergot de seigle.

Une femme se met à danser seule dans la rue, et la ville entière s’affole

Tout commence devant une maison à colombages, dans une rue pavée étroite de Strasbourg, alors ville libre du Saint-Empire romain germanique. Une habitante désignée dans les sources sous le nom de Frau Troffea sort de chez elle et se met à danser. Pas une danse joyeuse de fête de village : un mouvement compulsif, répété, qui ne s’arrête que lorsqu’elle s’effondre d’épuisement.

Le lendemain, elle recommence. Et le jour suivant aussi. En l’espace d’une semaine, une trentaine de Strasbourgeois la rejoignent dans cette transe mystérieuse. Le phénomène, loin de s’essouffler, prend une ampleur qui dépasse l’entendement des autorités locales.

Au mois d’août, les chroniques avancent un chiffre vertigineux : 400 personnes touchées par cette manie dansante. Les estimations varient selon les sources, entre 50 et 400 danseurs au total, et le bilan humain reste flou. On ignore encore aujourd’hui combien de victimes cet épisode a réellement fait, les récits de l’époque ne s’étant pas attardés sur ce détail macabre.

Le diagnostic inattendu : un sang chaud qui pousse le conseil à payer musiciens et estrade

Face à cette situation qui échappe à tout contrôle, le conseil de la ville fait appel aux médecins. Leur verdict s’appuie sur la théorie des humeurs, alors dominante en médecine : les danseurs souffriraient d’un sang trop chaud, un déséquilibre physiologique censé provoquer ce comportement fiévreux et incontrôlable.

Leur recommandation surprend autant qu’elle inquiète aujourd’hui : il fallait laisser les malades danser, encore et encore, pour épuiser ce sang en excès et permettre au corps de retrouver son équilibre. Une logique qui semble absurde avec le recul, mais qui reposait sur des connaissances médicales bien ancrées à l’époque.

Le conseil municipal applique donc la prescription à la lettre. Une estrade en bois est construite en plein cœur de la ville. Des danseurs professionnels sont recrutés pour accompagner les malades, et des musiciens sont engagés pour rythmer leurs mouvements. L’idée était simple sur le papier : canaliser le mal par le mouvement lui-même, un peu comme on ferait transpirer une fièvre pour la faire tomber.

Quand la cure tourne au cauchemar : interdiction de musique et exil forcé vers saint Guy

Le remède, loin de calmer l’épidémie, semble au contraire l’amplifier. Plus les musiciens jouent, plus les habitants affluent vers l’estrade pour se joindre à la danse. Le conseil de Strasbourg comprend alors que sa stratégie initiale produit l’effet inverse de celui escompté.

Les médecins attribuant le mal à un sang chaud, le conseil fit danser les malades pour les guérir, puis interdit la musique et les envoya au sanctuaire de saint Guy à Saverne. Ce revirement complet de stratégie marque un tournant dans la gestion de la crise. Fini les tambours et les violons : place au silence et à la prière.

Les danseurs sont alors conduits vers un sanctuaire en hauteur, dédié à saint Guy, patron des épileptiques et des danseurs dans la tradition catholique. Le choix de ce saint n’est pas anodin : on lui attribuait le pouvoir de guérir les crises convulsives et les mouvements incontrôlés. L’épisode s’achève en septembre, après environ deux mois d’une épidémie aussi spectaculaire qu’inexplicable pour les contemporains.

Deux sources documentaires principales nous permettent de reconstituer cet épisode : les écrits du médecin Paracelse, figure majeure de la médecine de la Renaissance, et les chroniques locales de Strasbourg. L’historien de la médecine John Waller s’est penché sur ce cas dans son ouvrage A Time to Dance, a Time to Die, publié en 2009. Sa thèse écarte l’hypothèse souvent avancée de l’ergot de seigle, un champignon hallucinogène qui aurait pu contaminer les récoltes. Il privilégie plutôt l’idée d’une maladie psychogène de masse, déclenchée par un contexte de stress extrême : famines, épidémies de variole et de syphilis auraient fragilisé la population au point de provoquer ce type de réaction collective incontrôlable.

Cinq siècles plus tard, l’épidémie de danse de Strasbourg continue de fasciner chercheurs et curieux. Elle nous rappelle à quel point le corps et l’esprit peuvent se retrouver piégés dans des mécanismes que la science met parfois des siècles à comprendre. Un mal mystérieux, un remède qui aggrave la situation, puis une solution finalement trouvée du côté de la foi plutôt que de la médecine : cette histoire reste l’un des épisodes les plus singuliers de l’histoire médicale européenne.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il écrit des articles scientifiques depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway