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Moins d’orignaux abattus, mais plus de travail pour les bouchers

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Des bouchers au Nouveau-Brunswick ont beaucoup de viande sur la planche à la suite de la saison de chasse à l’orignal qui s'est terminée samedi dernier.

Devant leurs comptoirs, les bouchers peuvent évaluer que la saison a été excellente. Ils coupent des morceaux de viande plus volumineux et denses qu’à l’habitude.

Trois hommes coupent de la viande dans un bâtiment.

Les employés travaillent à la chaine une bête à la fois.

Photo : Radio-Canada / Allyson Dubé

Les chasseurs au Nouveau-Brunswick ont enregistré 3382 orignaux abattus, soit 204 de moins qu’en 2025. Dans le Nord-Ouest, cette baisse n'entraîne pas une diminution du volume de travail des bouchers. Au contraire, les bêtes qu'ils reçoivent sont particulièrement imposantes.

Ça fait longtemps que la pesanteur n'a pas été belle de même!

Selon lui, le travail demeure le même, mais il est plus long pour chaque orignal puisque la taille moyenne des bêtes reçues est nettement plus élevée que les dernières années.

Un homme debout souriant devant d'autres hommes.

Mike Martin et son équipe de boucher travaille des journées entières à débiter les orignaux des clients.

Photo : Radio-Canada / Allyson Dubé

Ç’a été une bonne année, une année pesante. Tu peux faire 60 bêtes à 300 livres ou 60 bêtes à une moyenne de 400 livres, explique le boucher.

Peu de pertes

Qui dit bonnes conditions météorologiques, dites aussi danger pour la viande si elle n’est pas préservée correctement. Depuis quelques années, la semaine de la chasse à l’orignal est marquée par des températures plus chaudes, ce qui crée une véritable course contre la montre dès la mort de l’animal.

On n'a pas perdu de bête, trois morceaux de cou seulement, mais pour la chaleur qu’il y a eu dans les après-midi, trois morceaux de cou, c'est plus que raisonnable, estime Mike Martin.

Les bouchers tentent d’ailleurs de sensibiliser les chasseurs à l’importance de refroidir rapidement la carcasse.

On a vu des orignaux arriver ici, et on le sent déjà, c'est plate, mais ça arrive, c'est un orignal jeté à la poubelle. Certains disent : "Ça ne nous est jamais arrivé". Mais quand ça arrive, après tu prends des précautions, affirme Kevin Dufour, propriétaire de K. D. Taxidermy and Meat Shop à Edmundston.

Un homme debout devant un tracteur.

En tant que boucher, Kevin Dufour a parfois dû jeter des orignaux à la poubelle lorsque la viande était rendue trop chaude.

Photo : Radio-Canada / Yves Levesque

Ce n’est pas pour rien que les chasseurs reviennent avec leur bête et de nombreux sacs de glace. Selon les bouchers, il s’agit de l’une des meilleures façons de s’assurer que la viande reste de bonne qualité.

Utilisez de la glace, si on est loin et on sait qu'on en a pour quelques heures, recommande Kevin Dufour.

Un tableau indiquant le nombre d'orignaux abattus au Nouveau-Brunswick en 2026.

Source: Ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Le taux de succès des chasseurs s’est établi à 70 % dans la province cette année. La diminution du nombre de permis accordés et les températures plus chaudes expliquent notamment cette baisse.

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