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Le musée du Quai Branly-Jacques Chirac présente, du 29 septembre au 17 janvier 2027, l’exposition Premières Nations, Arts et cultures du nord-ouest de l'Amérique. À travers cet événement collaboratif, l'établissement parisien souhaite notamment rendre hommage et célébrer le patrimoine matériel et immatériel de ces peuples autochtones.
Fruit d’un travail de cocommissariat entre l'établissement parisien et plusieurs musées canadiens, dont les musées d’anthropologie de l'UBC et Haida Gwaii, cette grande exposition met en lumière la richesse et la continuité culturelle de Premières Nations réparties sur près de 1800 kilomètres de littoral, du sud de l'Alaska à l'État de Washington, en passant par l'archipel de Haida Gwaii, l'île de Vancouver et les vallées de la Colombie-Britannique.
Cette collaboration est symbolisée par le commissariat de l'exposition, qui est coassuré par Steve Bourget, responsable des collections Amériques au Quai Branly, et Nika Collison, directrice du musée Haida Gwaii.

L'exposition rend hommage à l'art et aux cultures des Premières Nations de l'archipel d'Haida Gwaii, l'île de Vancouver et les vallées de la Colombie-Britannique.
Photo : Musée du quai Branly - Jacques Chirac, photo Hughes Dubois
L'initiative est soutenue également par le consulat général de France à Vancouver.
Nous avons activement participé au dialogue entre les musées, facilité le prêt des pièces exposées au Quai Branly et soutenu la participation de personnalités aux colloques organisés dans le cadre de l'exposition.
Plus de 200 oeuvres exposées
Au total, plus de 200 pièces sont exposées, telles que des masques cérémoniels, des capes Chilkat ainsi que des coffres en bois plié.
L'une des pièces phares est un mât héraldique de plus de 6 mètres sculpté par l'artiste et chef héréditaire haïda James Hart, originaire de Masset, sur l'archipel de Haida Gwaii.
Il a été officiellement acheté par la Société des Amis du musée du Quai Branly pour intégrer de façon permanente leurs collections.

Les musées d’anthropologie de l'UBC et Haida Gwaii ont participé à l'élaboration de l'exposition.
Photo : Musée du quai Branly - Jacques Chirac, photo Hughes Dubois
Cette méthode d'acquisition s’inscrit dans une démarche équitable entre le Musée et la nation Haïda, contrairement à ce qui se passait jusqu'à la moitié du 20 siècle, où les échanges culturels entre les Autochtones et les Européens se faisaient sous la contrainte.
L'exposition revient d'ailleurs sur ce passé colonial en prenant en compte dans sa mise en scène narrative l'interdiction du potlatch dès 1884, la confiscation de nombreux objets sacrés ou encore le fait que des artistes devaient adapter leur art à la vente touristique pour simplement survivre.
Il n'y a pas forcément une connaissance encore très étendue de l'art des Premières Nations et de la situation des Premières Nations de la côte ouest-américaine en Europe.
Bien sûr que, dans toute aventure muséale, il y a un but éducatif, un but d'instruction, un but aussi de faire connaître certains arts. Donc, ça aussi je m'en réjouis beaucoup, ajoute le consul.
Un spectacle aussi vivant

Michael Nicoll Yahgulanaas a créé le genre littéraire Haïda Manga.
Photo : Karolina Turek
L'événement s'accompagne également d'une programmation culturelle et universitaire avec un colloque international réunissant universitaires et penseurs autochtones autour des enjeux contemporains ou encore un concert dessiné intitulé Haïda Manga, en référence au style littéraire inventé par l'artiste Michael Nicoll Yahgulanaas.
C'est fondamental de montrer notre travail et la culture haïda à l'étranger. Notre art et notre culture ont toujours contribué au dialogue mondial. Il ne peut pas rester confiné à la Colombie-Britannique.
Les 10 et 11 octobre, en plus d'exposer certaines de ses œuvres graphiques, Michael Nicoll Yahgulanaas sera accompagné du violoncelliste néerlandais Ernst Reijseger alors qu'il sera en train dessiner en direct.
On a pour objectif, avec cette performance, de montrer ce que c'est que de vivre sans peur. Il suffit de s'avancer avec audace devant un groupe de personnes et de se lancer, en ayant confiance parce qu'on s'y engage avec de bonnes intentions, souligne l'artiste.
Un ciné-concert, des représentations théâtrales et un récital de la chanteuse inuit Elisapie complètent ce rendez-vous culturel qui se poursuit au quai Branly jusqu'au 17 janvier 2027.


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