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CHRONIQUE - À Paris, la coalition de second tour reflète les interdits qui structurent encore l’espace public : la droite ne peut s’unir avec le centre qu’en se coupant de ceux qui veulent réellement combattre la gauche.
Apparemment, les droites seraient parvenues à s’unir à Paris, ou presque. Rachida Dati, arrivée en seconde position, comme on pouvait s’y attendre, s’est entendue avec la liste de Pierre-Yves Bournazel, qui s’est toutefois mis en retrait personnellement après avoir exigé un bannissement de Sarah Knafo de cette coalition – aucune alliance n’était possible avec elle. Devant ce rejet, Sarah Knafo a alors consenti à retirer sa liste, pour en appeler à une forme d’union sacrée contre la gauche.
Sur un malentendu, et grâce à la division des gauches, cette coalition de second tour pourrait fonctionner demain dans les urnes, même si la sociologie parisienne joue contre la droite, et jouera de plus en plus contre elle. Il n’en demeure pas moins qu’elle reflète les interdits qui structurent encore l’espace public : la droite ne peut s’unir avec un centre jugé essentiel à son succès, mais idéologiquement aspiré par la gauche, qu’à condition de pratiquer l’ablation de sa frange la plus affirmée


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