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London sévit contre la consommation de drogues illicites en public

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La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

La Ville de London, en Ontario, adopte une approche plus punitive pour contrer la consommation de drogue dans les lieux publics, une approche prônée également par le chef de police de Windsor. 

Le maire Josh Morgan affirme que cette escalade a toujours fait partie des plans.

Nous sommes désormais entrés dans la deuxième phase, qui met davantage l'accent sur la répression : plus de saisies de drogue, plus d’accusations portées, mais nous allons, bien sûr, continuer à orienter les personnes vers des services d'aide.

L'inquiétude croissante de la population au sujet de la consommation de drogue sur les trottoirs, devant les commerces et même dans les autobus, a amené le Service de police de London à lancer, au printemps 2025, un plan pour lutter contre ce problème.

Il prévoyait, dans un premier temps, une approche axée sur la sensibilisation. Des équipes de policiers et de travailleurs de la santé se promenaient à pied et discutaient avec les gens qui se droguaient dans les lieux publics. L’objectif principal était de diriger les toxicomanes vers des services d’aide.

Le maire de London, Josh Morgan, parle à une conférence de presse, entouré de représentants de la police, le 12 juin 2026.

Le maire Josh Morgan explique que la Ville avait prévu dès le départ qu'elle passerait éventuellement à une approche plus répressive dans la lutte contre la consommation de drogue dans les lieux publics. (Photo d'archives)

Photo : La Presse canadienne / Nicole Osborne

Selon M. Morgan, les mesures seront maintenant plus répressives, en partie parce qu’il a été établi que la consommation de drogue en public n’est pas autorisée. L’orientation vers des services d’aide sera encore proposée.

Plus d'accusations

Nous voyons une augmentation de 3000 % du nombre d’accusations , déclare le maire. 

Même si une personne est accusée ou arrêtée, ça ne règle pas son problème de dépendance. Nous devons également l’orienter vers des services d’aide.

Il précise que Windsor avait consulté le Service de police de London avant de décider d’adopter une approche semblable.

Selon les statistiques présentées le mois dernier à la Commission des services policiers de London, le nombre d'incidents liés à la possession d'opioïdes est passé de 49 en 2024 à 1430 en 2025. Au cours de la même période, le nombre de situations liées à la possession d'autres stupéfiants est passé de 54 à 474.

Dans un courriel envoyé à CBC, le Service de police précise que les incidents comptabilisés dans ses rapports regroupent des interventions très diverses et n’impliquent pas nécessairement que des accusations ont été portées.

Il présentera un rapport mis à jour sur ses interventions pour réduire la consommation de drogue dans les lieux publics lors de la prochaine rencontre de la Commission des services policiers. 

Un problème chronique

Kevin Morrison dirige la zone d'amélioration commerciale d’Old East Village, un quartier du centre-ville où la consommation de drogue en public est un problème récurrent. Il considère que la police fait de son mieux pour s’attaquer à un problème complexe, même si la réponse n’est pas toujours parfaite.

Kevin Morrison devant une enseigne peinte sur un mur de brique.

Kevin Morrison croit que la police fait de son mieux, avec les moyens qu'elle a, pour lutter contre la consommation de drogue dans les rues du centre-ville.

Photo : Radio-Canada / Isha Bhargava

Cela semble venir par vagues. On a parfois une semaine où tout va bien, et une autre où ce n’est pas le cas. Chacun semble faire ce qu’il peut, dans la mesure de ses moyens.

Pour la police, c’est un peu comme le va-et-vient de l’eau. [Les consommateurs de drogue] se cachent pendant un certain temps, puis ils reviennent. La police ne peut pas être partout, ajoute-t-il.

M. Morrison a récemment participé à la conférence de l’Association des municipalités de l’Ontario en tant que représentant des associations locales de commerçants. Le solliciteur général de l’Ontario, Michael Kerzner, y a déclaré que la province cherchait des moyens d’aider les entreprises.

Ils envisagent d’apporter des changements à la façon dont nous allons gérer la crise des sans-abri, explique M. Morrison. La province n’a toutefois donné aucun détail concret.

M. Morgan raconte que les Londoniens lui envoient régulièrement des photos de consommation de drogue en public, notamment une photo récente et largement partagée d’un homme qui se drogue devant le quartier général de la police de London, sur la rue Dundas.

De temps en temps, je tombe sur une photo sur Internet, je l’envoie au chef de la police et je lui demande : ''Qu’est-ce qui se passe?'' Parfois, il me répond : ''Oui, cette personne a été accusée.''

MM. Morrison et Morgan considèrent tous deux qu’il faut offrir plus de services aux personnes dans le besoin.

D'après les informations d'Andrew Lupton, de CBC

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