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Chercheuse à l'université Stanford aux États-Unis, Fei-Fei Li est souvent surnommée la marraine de l'IA. Pourtant son destin aurait pu être tout autre. Elle est née en 1976 à Pékin, en Chine, et a grandi dans la ville de Chengdu. À l'âge de 16 ans, elle déménage aux États-Unis avec sa mère pour rejoindre son père, dans la ville de Parsippany au New Jersey. Elle doit alors apprendre une nouvelle langue et une nouvelle culture.
Elle étudie la physique à l'université de Princeton, ainsi que l'informatique et les sciences de l'ingénieur et obtient son master en 1999. Elle prépare ensuite un doctorat en électronique au California Institute of Technology (Caltech), qu'elle obtient en 2005. Elle commence sa carrière en tant que professeure assistante à l'université de l'Illinois Urbana-Champaign pendant un an, puis de 2007 à 2009 elle obtient un poste de professeure assistante dans le département d'informatique de l'université de Princeton. Elle devient ensuite professeure assistante à Stanford en 2009, avant d'être promue professeure associée titulaire en 2012 et enfin professeure en 2018.
Entretien avec Fei-Fei Li le 10 décembre 2025. En anglais, activez la traduction automatique des sous-titres. © Tim FerrissStanford, Google et la base de données ImageNet
Elle a dirigé le laboratoire d'intelligence artificielle de Stanford (SAIL) de 2013 à 2018, où elle s'est intéressée avant tout à la vision par ordinateur, l'apprentissage profond et les neurosciences cognitives. Elle est à l'origine de la création de la base de données d'images annotées ImageNet, après avoir constaté que l'un des plus grands freins au développement de l'IA n'était pas les algorithmes, mais le manque de données. C'est la référence dans le domaine et cette base sert dans la recherche sur la vision par ordinateur, notamment pour entraîner les algorithmes sur la reconnaissance des objets.
Fei-Fei Li prend un congé sabbatique de presque deux ans à partir de janvier 2017 et intègre Google Cloud en tant que vice-présidente et scientifique principale pour l'IA et l'apprentissage automatique.
Yann LeCun lève 1 milliard pour une IA d’un nouveau genre : que sont les « world models » ?
Yann LeCun est très critique envers les modèles d’IA générative. Pour lui, ils présentent une impasse et c’est pour cette raison qu’ils ne parviendront pas à se hisser en tant qu’IA générale. Avec sa société AMI Labs basée à Paris, il vient d’attirer un financement de près d’un milliard d’euros pour développer son IA basée sur les World Models. Futura vous explique pourquoi ce type d’IA pourrait bien révolutionner le secteur.... Lire la suite
En 2017, elle fonde l'organisation AI4ALL avec Olga Russakovsky, une de ses anciennes étudiantes, afin de promouvoir la diversité et l'inclusivité dans le domaine de l'IA. Elle retourne à Stanford à l'automne 2018. Elle y fonde l'institut pour l'IA centrée sur l'humain (HAI) en 2019, afin de contrer la recherche aveugle de performances et de profits. L'institut s'intéresse notamment aux questions comme : « à qui profite l'IA, qui subit un préjudice, et comment en démocratiser l'accès ? »
Des world models pour comprendre le monde en 3D
En 2020, elle intègre l'Académie nationale d'ingénierie des États-Unis, ainsi que le directoire de Twitter jusqu'au rachat du réseau social par Elon Musk. En 2023, elle est nommée membre du Conseil consultatif scientifique des Nations unies. En 2025, elle reçoit le Queen Elizabeth Prize for Engineering aux côtés des parrains de l'IA Yann LeCun, Geoffrey Hinton et Yoshua Bengio, ainsi que Bill Dally et Jen-Hsun Huang.
Après les chatbots, l’IA s’apprête à franchir une frontière bien plus concrète en 2026
La prochaine grande révolution de l’intelligence artificielle a déjà commencé, et elle s’appelle « Physical AI ». De nombreux géants de la tech misent désormais sur cette IA matérielle qui pourra agir sur le monde grâce à des avatars robotiques.... Lire la suite
Aujourd'hui, Fei-Fei Li est toujours professeure à Stanford et elle travaille en parallèle dans sa propre start-up, World Labs, qu'elle a fondée en 2024. Pour elle, les grands modèles de langage sont des « orfèvres du mot dans l'obscurité ». Ils ne voient pas le monde réel, et tant qu'ils ne comprendront pas le monde en trois dimensions, ils resteront aveugles.
Avec World Labs, elle s'intéresse aux grands modèles du monde (Large World Models, LWM), des modèles d'IA capables de comprendre l'espace en 3D et la physique. C'est une problématique particulièrement pertinente à l'aube de l'ère de l’IA incarnée, ou physical AI, autrement dit les robots autonomes qui auront besoin de s'orienter et d'interagir avec le monde physique.


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