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Le Musée canadien pour les droits de la personne expose la résilience des Palestiniens

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Du 27 juin 2026 au 30 novembre 2028, l'exposition Palestine déracinée : La Nakba au passé et au présent se tiendra au Musée canadien pour les droits de la personne, à Winnipeg. L'exposition porte la voix des Palestiniens pour raconter leur histoire et leur résilience.

L’exposition parle du déplacement forcé et de la dépossession des Palestiniens, explique sa commissaire, Isabelle Masson.

Elle précise que le terme Nakba signifie catastrophe et que les Palestiniens l'utilisent pour décrire leur expérience en 1948, quand environ 750 000 d’entre eux ont été déplacés de force. Plusieurs personnes utilisent aussi "Nakba" comme un mot qui ne décrit pas seulement un chapitre de l’histoire, mais comme un processus continu sur cinq générations, ajoute-t-elle.

Ce que fait l’exposition, c’est de situer toute cette question et ses enjeux dans un contexte de réflexion sur les droits de la personne.

La voix des Palestiniens

Palestine déracinée : La Nakba au passé et au présent prend le parti de se concentrer sur les voix des Palestiniens, trop souvent marginalisées, selon la commissaire de l’exposition.

L’islamophobie et l’antiracisme palestinien ont un impact réel sur quelles histoires sont entendues, affirme Isabelle Masson.

L’exposition renferme donc des témoignages enregistrés pour l’occasion, comme celui du Canado-Palestinien Fouad Sahyoun, qui a fui la ville d'Haïfa avec sa famille à l’âge de 4 ans.

Elle mêle des éléments de contextualisation historique, des pièces plus purement artistiques et des objets du quotidien à la portée historique et politique, comme des titres de propriété de terres confisquées aux Palestiniens, les clés de leurs maisons perdues ou des vêtements traditionnels.

Un jeu de clés ancien.

De nombreuses familles palestiniennes ont conservé les clés des maisons qu'elles ont dû quitter à la suite de la Nakba.

Photo : Aaron Cohen, courtoisie du Musée canadien des droits de la personne

Ça montre une Palestine qu’on n’a jamais vue avant, se réjouit Rana Abdulla, une Canado-Palestinienne qui a contribué à l’exposition en prêtant des robes que sa mère avait conservées des camps de réfugiés.

Le Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP) à Winnipeg. Photo prise en 2025.

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Le Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP) à Winnipeg.

Photo : Radio-Canada / Julienne Rwagasore

Au fil du tatriz

Le tatriz, une forme de broderie traditionnelle de la Palestine, constitue un élément clé de l’exposition. Cette broderie sert de signature visuelle dans l’exposition, mentionne Isabelle Masson.

Une robe noire ample ornée de tatriz multicolore.

Une robe brodée de tatriz prêtée par Rana Abdulla.

Photo : Aaron Cohen, courtoisie du Musée canadien des droits de la personne

C’est une exposition aussi à propos de la résilience, de la culture, de l’identité qui se maintient à travers le temps malgré l’exil.

Dans le tatriz, les motifs et l'agencement des couleurs sont reliés à différentes régions de la Palestine et contribuent à une mise en récit, précise la commissaire de l’exposition. Elle ajoute que la présence de cet art permet d’aller au-delà de l’exposition pour raconter un traumatisme intergénérationnel et des histoires difficiles.

Avec les informations de Morgane Knoll

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