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Un drone pourrait-il être le premier arrivé sur les lieux de certains incidents après un appel fait au 911? C’est un scénario qu’envisage le Service de police de Toronto, le plus grand corps policier au pays.
La police de Toronto a publié cette semaine une demande d’information afin d’obtenir des renseignements concernant ce type de système, qui fait l’objet de projets pilotes dans les régions de Durham et de York, dans la Grand Toronto.
Le concept de drones en tant que premiers répondants (DPI) consiste à rapidement envoyer l’appareil à partir d’une station située sur un toit sur les lieux d'un événement pour déterminer quel type de soutien policier est requis. Le drone est télécommandé.
Le service de police ne s’engage pas à acheter ce type de drone dans sa demande d'information auprès de fournisseurs. Il se contente de se renseigner davantage sur le sujet.
Utilisés ailleurs en Ontario et au Canada
Les drones en tant que premier répondant gagnent en popularité au Canada.
La police régionale de York — qui sert une région au nord de Toronto — a lancé un projet pilote en mai. Elle explique sur son site web que les drones peuvent être déployés en quelques minutes, souvent avant l’arrivée des agents.
Le corps policier, sur son site web, assure que les drones n’effectuent pas de surveillance et qu’ils ne font pas automatiquement d'enregistrement audio ou vidéo. L’enregistrement doit être activé manuellement par le pilote, uniquement pour capter des preuves, lorsque cela est approprié, lit-on.

La police régionale de York a lancé un projet pilote visant à évaluer l'efficacité des drones au mois de mai.
Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui
La police régionale de Durham, tout près, a lancé son projet pilote en février et fait savoir que ses drones peuvent arriver sur les lieux d'un événement en environ 60 secondes. Elle dit que les drones répondent notamment aux appels dont les risques sont inconnus ou élevés, aux appels concernant des personnes disparues et à des cas impliquant un désastre naturel.
Au mois de juillet, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a quant à elle lancé à Red Deer, en Alberta, ce qu’elle décrit comme le premier programme de DPI au pays. Le DPI est en service du lundi au vendredi, de 8 h à 16 h, précise un communiqué.
Au cours de la première semaine du lancement, les pilotes du programme DPI ont réussi à déployer le drone dans le cadre d’une plainte de voies de fait, alors que le suspect s’était enfui à pied. Le pilote a été en mesure de suivre le suspect depuis les airs, ce qui a finalement mené à l’appréhension et à l’arrestation sécuritaire du suspect.
L’utilisation du système est encore rare au sud de la frontière, selon un document du Criminal Justice Technology Testing and Evaluation Center (CJTTEC). Le centre estime que 1700 organismes d’application de la loi se servent de drones, mais seulement quelques douzaines d’entre eux ont mis en application un programme de DPI.
Le CJTTEC attribue la popularité croissante du système aux États-Unis principalement à la demande pour un temps de réponse rapide de la part des autorités, un problème auquel la police de Toronto s’est aussi attaquée dernièrement.


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