NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L’organisme qui vient en aide aux nouveaux arrivants francophones au Manitoba fait face à une demande en forte hausse depuis plus d’un an. Parmi ses clients figurent des demandeurs d’asile fuyant la politique migratoire des États-Unis et du Québec.
En 2025, l’Accueil francophone a aidé 226 personnes à s'installer au Manitoba. Cette année, la directrice, Bintou Sacko, s’attend à traiter entre 300 et 400 demandes.
Les demandeurs d’asile représentent près de la moitié d’entre elles et sont en augmentation depuis deux ans. Mais la direction note surtout que ces dossiers sont de plus en plus exigeants.

Bintou Sacko est la directrice de l'Accueil francophone au Manitoba.
Photo : Radio-Canada / Amine Ellatify
Certains n’ont pas le statut de demandeur d’asile qui permet d’obtenir un permis de travail et d’accéder à des services publics. Il s’agit d’une conséquence de l’Entente entre le Canada et les États-Unis sur les pays tiers sûrs (ETPS). À cause de celui-ci, le Canada rejette de fait les demandes d’asile des personnes qui en ont déjà fait la démarche auprès des États-Unis.
L’Accueil francophone a accompagné 42 situations semblables depuis le début de l’année, contre seulement deux en 2024 et une trentaine en 2025. Leur dossier doit être examiné par une commission pour éviter l’expulsion des demandeurs.
Le processus devient plus complexe pour ces personnes et ralentit leur intégration. Cela demande beaucoup d’accompagnement, explique le conseiller établissement et candidats des provinces à l’Accueil francophone, Edem Kokou Gnamatchi.
Face à l’augmentation de la charge de travail, l’Accueil francophone a recruté l’an passé trois nouvelles personnes chargées de l'établissement grâce à une augmentation du financement du Manitoba.
Le Manitoba, plus accueillant que le Québec et les États-Unis?
Les demandeurs d’asile qui sollicitent aujourd’hui l'Accueil francophone ont un parcours similaire. Edem Kokou Gnamatchi observe deux flux migratoires : le premier traverse la frontière entre les États-Unis et le Manitoba, le deuxième passe par le Québec avant d'arriver dans les Prairies.
D’après lui, la hausse des demandeurs est directement liée au durcissement des politiques migratoires américaines sous la présidence de Donald Trump. On a eu une augmentation accrue qui vient de Minneapolis [...] Ils sont traqués par les policiers américains pour être expulsés, dit l’employé de l'Accueil francophone.
L’organisme accompagne notamment des immigrants venus d’Afrique francophone, mais les personnes originaires d'Haïti sont aujourd’hui les plus nombreuses à demander leurs services.
En juillet dernier, plus de 330 000 Haïtiens ont perdu le statut de protection temporaire (TPS) accordé par le gouvernement américain après le tsunami de 2010. Pour le consultant en immigration canadienne de Winnipeg, Arisnel Mesidor, beaucoup d’entre eux sont partis vers le Canada, craignant l'expulsion.
Arisnel Mesidor explique que, avant d’arriver au Manitoba, de nombreux francophones quittant les États-Unis tentent d’abord de s’installer au Québec. Face au resserrement de la politique migratoire québécoise ces dernières années, de plus en plus d’immigrants se tournent ensuite vers l’Ouest en espérant que leur intégration en sera facilitée.

Tous les clients d'Arisnel Mesidor qui s'installent au Manitoba sont d'abord passés par le Québec ou l'Ontario. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alexia Bille
Beaucoup des clients qui souhaitent s’installer au Manitoba viennent ainsi de l’est canadien. Les États-Unis poussent les gens vers le Canada, mais arrivés au Québec [...] ils ne pensent pas que ce soit la meilleure province dans leur situation, explique le consultant en immigration.
Certains nouveaux arrivants passés par le Québec espèrent obtenir plus rapidement le statut de réfugié en entamant plutôt leur démarche au Manitoba, observe Edem Kokou Gnamatchi. Depuis le début de l’année, son service a accompagné 25 demandeurs d’asile venus de la province francophone.

Les services d'accueil francophones manitobains observent une hausse des nouveaux arrivants venus directement des États-Unis.
Photo : Radio-Canada
Entre 2015 et 2025, plus de 5480 nouveaux arrivants ont demandé l’asile depuis la frontière entre le Manitoba et les États-Unis. Près des deux tiers d’entre eux sont arrivés après 2024.
Contacté, le ministère de l’Immigration du Manitoba n’a pas donné suite à notre demande d'entrevue.
Interrogé sur la hausse de demandeurs d’asile venus des États-Unis, le gouvernement fédéral indique suivre en permanence l’évolution de la situation américaine et l’impact qu’elle pourrait avoir sur le système des réfugiés.


3 hour_ago
5



























.jpg)






French (CA)