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ENTRETIEN - Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon use d’une stratégie de la subversion, qui consiste à instiller dans l’opinion l’idée que le pouvoir serait illégitime et à saper ce qui fait consensus dans notre pays, à l’image de la lutte contre l’antisémitisme, analyse le politologue *.
Passer la publicité*Chercheur associé à l’Iris, Jean-Yves Camus dirige l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès (think-tank). Il est l’auteur du chapitre intitulé « La gauche radicale, acteur de la subversion » dans le livre collectif LFI. Anatomie d’une perversion (David Reinharc Éditions), sous la direction de Pierre-André Taguieff.
LE FIGARO. - Au premier tour des élections municipales, LFI a réalisé des scores significatifs dans plusieurs métropoles de plus de 100 000 habitants. Faut-il y voir le signe de la réussite de la technique dite de la subversion ?
Jean-Yves CAMUS. - Je définis la subversion, à la suite de Roger Mucchielli, comme l’ensemble des activités qui visent à bouleverser, renverser, l’ordre établi, comme le prouve l’étymologie du mot, venu du latin « subvertere », littéralement : « tourner dessous ». La subversion n’est pas une idéologie mais une technique mise au service d’un projet politique, une méthode d’aide à la conquête du pouvoir…


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