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Par Jean Sévillia, pour Le Figaro Magazine
Le 22 mars 2026 à 10h00

CHRONIQUE - Une histoire de la guerre civile espagnole qui met tous les torts du côté des nationalistes. Un point de vue manichéen, empreint d’idéologie.
Pour François Godicheau, Pierre Salmon et Mercedes Yusta Rodrigo, trois universitaires qui publient une synthèse de leur cru sur la tragique histoire de la guerre civile espagnole, un seul camp devrait avoir honte : le camp nationaliste qui, de 1936 à 1939, aurait « assassiné la démocratie ». Or, la vérité est que, fondée en 1931, la seconde République espagnole, constamment soumise aux tensions politiques, n’a jamais connu un fonctionnement apaisé. Aux élections législatives de 1933, la victoire de la droite modérée et des radicaux déclenche une série de mouvements révolutionnaires qui suscitent, en 1934, une grève générale insurrectionnelle, transformée en révolte armée dans les Asturies.
En février 1936, le Front populaire remporte les élections, mais dans un climat de violence marqué par la surenchère des anarchistes et des trotskistes qui incendient églises et couvents, s’attaquent aux forces de l’ordre et aux membres du clergé, pillent les sièges des partis de droite et menacent…


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