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Le député UDR, auteur d’un ouvrage sur les coulisses de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, était l’invité des «Grandes Gueules» sur RMC. Il y a distillé quelques anecdotes présentes dans son livre.
Passer la publicité Passer la publicitéCharles Alloncle ne s’est pas fait que des amis durant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Le député UDR, chargé d’être le rapporteur de ces auditions et débats, s’est heurté à de nombreux obstacles qu’il raconte dans un livre paru aux éditions Fayard le 30 septembre, et intitulé Je jure de dire toute la vérité.
Et si en coulisses le député ciottiste subissait filatures, menaces et rendez-vous clandestins, des passes d’armes se jouaient également en public. «Très rapidement après le début de cette commission d’enquête, un certain nombre d’acteurs, de producteurs, de journalistes, de hauts fonctionnaires, de politiques - des gens qui n’ont pas grand-chose à voir avec tout ça - ont fait une pétition pour réclamer l’arrêt définitif de la commission d’enquête», a souligné Charles Alloncle, invité sur le plateau des «Grandes Gueules» sur RMC. Et de poursuivre : «On ne voyait pas vraiment quels en étaient les fondements. Mais il se trouve que François Berléand, comme Julie Gayet, comme les parents de Julie Gayet, ont signé cette pétition, que je ne comprenais pas vraiment, qui est publiée dans Le Monde.»
Un mépris qui ne s’est pas cantonné à une signature. Charles Alloncle révèle la volonté de boycott d’un acteur. «Je me suis retrouvé dans un restaurant - une brasserie plutôt populaire - quelques jours après la sortie de cette pétition à Paris. Et François Berléand s’est levé dans le restaurant, est allé voir les patrons de cette brasserie en disant : “C’est absolument scandaleux. Comment pouvez-vous laisser un homme, de la trempe et avec l’engagement de Charles Alloncle, continuer à dîner au milieu de nous, parmi nous, dans ce restaurant ? Il faut le mettre dehors”.» L’intéressé a mené la suite de son anecdote devant des Olivier Truchot et Alain Marschall médusés.
Le député a ensuite répété les propos tenus par les propriétaires de l’établissement où ils se trouvaient : «Tout le monde était bienvenu, quelle que soit la couleur politique.» Bien que ces derniers aient proposé à François Berléand de partir si cela lui déplaisait, il ne l’a pas fait. «Tout ça traduit aussi l’état d’hypocrisie complet et même de mimétisme, un réflexe panurgique de toute une élite qui, pour protéger quelques marges, une corporation, des copinages, un peu de favoritisme, est prêt aussi à jouer les barricades et la résistance, y compris dans des restaurants parisiens.»


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