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Au cœur des collines de Saint-Lupicin se trouve un stationnement hors du commun. C’est le fruit de 40 années de passion et de travail pour Bill Harrison, qui se fait appeler oncle Bill.
Le collectionneur se souvient encore de ce qui a tout déclenché : J’ai décidé de retaper un camion, un Chevrolet demi-tonne de 1941 que j’avais acheté 10 $. Pour y arriver, j’avais besoin de pièces.
Depuis, Bill Harrison n’a plus jamais cessé de collectionner des pièces détachées et des véhicules.

Pendant ses années en tant que peintre commercial, Bill Harrison profite de ses déplacements pour écumer les villages et les fermes à la recherche de morceaux de métal.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet
Bill Harrison a fondé le garage Vavavoom pour rentabiliser ses trouvailles. Certaines pièces rares se vendent parfois plus de 100 $, et certaines carcasses trouvent preneur pour plusieurs milliers de dollars.

Sa collection comprend des voitures de toutes les époques. Si la majorité des carcasses sont recouvertes de rouille, certaines automobiles ont encore leurs couleurs de l’époque, pour l’instant.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet

Bill Harrison n’est pas très sentimental. Il a vendu sa première réalisation, le camion Chevrolet, afin d’avoir les fonds pour commencer un autre projet. Mais cette voiture blanche, prise d’assaut par des pousses d’arbre, est l’une de ses préférées.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet
Une vallée de pièces détachées
L’antre d’oncle Bill s’étale sur trois versants de colline. L’un accueille les carcasses de voitures, le deuxième, la résidence du propriétaire, et le troisième, son atelier.

Pour atteindre son atelier, Bill Harrison traverse un pont surplombant la vallée, qu’il a construit lui-même.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet

L’atelier d’oncle Bill est inspiré des bâtiments de l’Arizona, aux États-Unis. Les murs rouge délavé et les contours bleus contrastent avec la forêt environnante.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet

L’atelier d’oncle Bill est inspiré des bâtiments de l’Arizona, aux États-Unis. Les murs rouge délavé et les contours bleus contrastent avec la forêt environnante.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet

L’entrée et les murs de l’atelier sont recouverts d’autocollants, de cartes postales et d’affiches.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet
En plus de collectionner, Bill Harrison s’emploie à restaurer certaines de ses acquisitions. Il espère d’ailleurs présenter sa plus récente création en janvier 2028 au Grand National Roadster Show, le plus ancien salon de voitures intérieures au monde.

Bill Harrison travaille de longs mois sur une même voiture pour la réparer.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet

Le collectionneur dispose d’une multitude d’outils pour restaurer ses voitures.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet

Bill Harrison tente de démonter la fenêtre d’une des carcasses de son cimetière de voitures. Beaucoup de ces automobiles lui servent à récupérer des pièces détachées.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet
Oncle Bill se décrit lui-même comme un hippie. Quand il se rend en ville, c’est souvent au volant de cette ancêtre de l’unité de recrutement de l’armée canadienne, qu’il a entièrement personnalisée.

Sur les fenêtres arrière, on peut lire « Keep rockin’ in the free world » (Continue de faire du rock dans le monde libre), des paroles de l’artiste Neil Young.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet
C’est devenu une dépendance
Au fil du temps, oncle Bill a rassemblé près de 700 véhicules, tandis que ses pièces détachées ne se comptent plus. Cette collection impressionnante a attiré l’attention de passionnés d’automobile à travers le pays, et même au-delà.
J’envoie des pièces d’un bout à l’autre du Canada, aux États-Unis et même en Europe. Mon plus gros conteneur est allé aux Pays-Bas, raconte-t-il.

Les pièces sont organisées soigneusement. Les rangées de portières laissent ensuite la place aux pare-chocs, puis aux capots.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet

Des étagères de fortune en bois permettent d'entreposer la collection.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet

Les pièces accumulées par Bill Harrison lui permettent aussi d’avoir accès à de l’acier de qualité, pas comme « l’acier moderne de mauvaise qualité que les fabricants utilisent aujourd’hui ».
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet
Avec les années, le septuagénaire commence toutefois à songer à l’avenir de sa collection. Il envisageait d'ailleurs de tenir une vente aux enchères, mais le projet s’est heurté cette année aux droits de douane imposés par Donald Trump.
Le vendeur a fait marche arrière en disant que cela devenait difficile de faire passer des objets à la frontière, explique le collectionneur.

Bill Harrison a toujours été motivé par la « chasse au trésor » que représente son activité, plus que par l’argent qu’elle rapporte.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet

Bill Harrison occupe ses journées à nettoyer son champ de voitures, pour pouvoir accueillir de potentiels acheteurs.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet
Je cherche encore la bonne personne pour vendre, mais ce sera un grand vide quand toutes ces voitures seront parties.

Le collectionneur ne peut toutefois imaginer complètement arrêter son affaire.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet
J’apprécie encore beaucoup cette activité, car elle m’a fait rencontrer de nombreuses personnes, certaines sont même devenues des amis, assure le collectionneur.

Le nom Vavavoom est inspiré de l’expression anglaise du même nom, qui, selon Bill Harrison, fait référence à la beauté. Selon le collectionneur, Vavavoom, c’est plus qu’un garage.
Photo : Radio-Canada / Juliette Straet


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