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Les artistes sont aussi durement touchés par les droits de douane de 50 % décrétés récemment par les États-Unis sur de nombreux produits canadiens, au point que certaines en Nouvelle-Écosse cessent de vendre leurs produits dans ce pays.
L’artiste Chris Warburton Hulme, à Eastern Passage, exportait la moitié de ses œuvres de média mixte vers les États-Unis, mais tout cela a changé.
Mon art n’ira plus aux États-Unis, décrète-t-elle, en raison des droits américains de 50 % qui s'appliquent aux œuvres d'art originales.
Par exemple, explique-t-elle, une peinture qu'elle pourrait vendre à 300 $ coûterait 150 $ de plus. C'est un coût additionnel que les clients ne veulent pas forcément payer.
Ces droits de douane font très mal aux entreprises comme la sienne, ajoute Chris Warburton Hulme.
L'artiste Miranda Jordan, qui peint sur des bouteilles en verre pour créer des lampes décoratives aux couleurs vives, a aussi cessé de vendre ses œuvres à des clients américains en raison du casse-tête administratif engendré par la guerre tarifaire.
Cela n’en vaut pas la peine, alors je ne le fais plus, dit-elle.

L'artiste Miranda Jordan cesse aussi de vendre ses œuvres aux États-Unis.
Photo : Radio-Canada
Les deux artistes se tournent maintenant vers les acheteurs canadiens et espèrent qu’ils seront au rendez-vous.
Les contre-tarifs du Canada entrent en vigueur mardi, mais contrairement aux droits américains, ils ne s’appliqueront pas aux œuvres d’art originales.


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