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Canada : les indépendantistes remportent les élections provinciales au Québec

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Par Le Figaro avec AFP

Publié le 06/10/2026 à 02h48, mis à jour le 06/10/2026 à 05h31

Une affiche électorale de Paul Saint-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ), à Montréal, le 5 octobre 2026.

Une affiche électorale de Paul Saint-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois (PQ), à Montréal, le 5 octobre 2026. Patrick Doyle / REUTERS

Le Parti québécois a promis d’organiser un nouveau référendum sur l’indépendance.

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Les indépendantistes du Parti québécois ont remporté lundi les élections dans la province francophone où ils promettent d’organiser un nouveau référendum sur l’indépendance, un test pour le message d’unité du premier ministre canadien Mark Carney en plein conflit commercial avec Washington.

Le chef de cette formation, Paul Saint-Pierre Plamondon, avocat de 49 ans surnommé «PSPP», sera le nouveau premier ministre de la province dotée de très larges compétences et peuplée de 9 millions d’habitants. À l’annonce des résultats, ses partisans réunis à Montréal ont chanté «Le Québec, un pays», célèbre slogan indépendantiste. Avec environ 28% des voix, selon des résultats quasi définitifs, il ne disposera toutefois pas de la majorité absolue, ce qui compliquera la mise en œuvre de son programme.

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Le Québec «mérite» d’être un «pays», a insisté le chef du Parti québécois, formation indépendantiste qui a remporté lundi les élections provinciales dans cette province francophone du Canada où elle a promis d’organiser un nouveau référendum sur l’indépendance.

Mauvaise nouvelle pour Mark Carney

«La courageuse lutte des francophones en Amérique pour perdurer dans leurs différences culturelles trouvera un sens lorsque ce peuple obtiendra son pays et la reconnaissance qui en découle. On le mérite, on le mérite au même titre que tous les autres peuples qui ont leur pays et leur démocratie», a déclaré Paul Saint-Pierre Plamondon devant ses partisans réunis à Montréal. «C’est une question de survie», a-t-il ajouté.

Pendant la campagne, «PSPP» avait toutefois dit vouloir attendre la fin du mandat de Donald Trump en janvier 2029 pour organiser ce nouveau référendum sur l’indépendance, l’escalade actuelle du conflit commercial entre les États-Unis et le Canada n’offrant «pas un climat serein pour réfléchir à notre avenir».

Le retour au pouvoir du Parti québécois, qui n’avait pas dirigé la province depuis 2014, n’est pas une bonne nouvelle pour Mark Carney alors qu’aucune issue au conflit commercial avec Washington ne se dessine et qu’il est confronté à d’autres velléités séparatistes dans l’Alberta. Cette riche province pétrolière de l’ouest du Canada doit voter le 19 octobre pour décider d’organiser ou pas un futur référendum d’indépendance. «Bâtir un Québec plus fort est au cœur de notre mission visant à bâtir un Canada plus fort», a déclaré M. Carney, dans un message sur son compte X, disant avoir «hâte de travailler» avec le nouveau dirigeant du Québec «pour soutenir les entreprises et les travailleurs du Québec touchés par les droits de douane» américains.

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«Abolir la monarchie»

S’il a bien lieu, le référendum promis par le Parti québécois serait le troisième organisé au Québec après ceux de 1980 et 1995. Le dernier avait été perdu de peu par le camp du «oui» à l’indépendance. La question de l’indépendance a toujours profondément divisé le Québec entre «souverainistes» voulant se séparer du Canada et «fédéralistes». Mais l’idée d’un nouveau référendum revient pour la première fois depuis trente ans au centre du débat politique.

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Reste que si le camp indépendantiste dépasse le seul Parti québécois, la proportion de Québécois prêts à voter «oui» à une séparation du Canada est de seulement 31%, selon un récent sondage. Selon les analystes, le vote pour la formation indépendantiste a été plus nourri par la déception des électeurs vis-à-vis du gouvernement sortant sur le coût de la vie ou la santé, que par un désir d’indépendance. Paul Saint-Pierre Plamondon a déjà laissé entendre qu’il voyait sa relation avec Ottawa comme un «rapport de force». Si le Québec n’est pas «respecté (...) je ne mettrai pas sous le tapis le fait que ce n’est pas acceptable», a-t-il dit la semaine dernière.

Autre sujet de discorde, «PSPP» a également promis d’«abolir la monarchie» au Québec, c’est-à-dire de couper les vivres de la représentante de la couronne britannique dans la province, dont le rôle, notamment de promulguer les lois québécoises, est pourtant inscrit dans la Constitution canadienne. Le Canada est membre du Commonwealth et son chef d’État est Charles III. C’est une «mascarade qui coûte de l’argent», a dénoncé le chef indépendantiste qui veut utiliser ces fonds pour réduire le nombre de sans-abri.

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