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CHRONIQUE - Les marchés font le pari d’un désengagement du président des États-Unis de la guerre en Iran. Comme pour la guerre commerciale, alors que les deux crises n’ont rien à voir.
C’est comme un mauvais remake. Un de ces films ou de ces opéras dont le réalisateur ou le metteur en scène a cru bon et créatif de déplacer l’intrigue dans un autre univers ou à une autre époque. Espérant que l’on crierait au génie, mais étalant sa médiocre compréhension de l’œuvre originale. Depuis le début de la guerre d’Iran le 28 février, les marchés financiers sont extrêmement nerveux et volatils. Mais ils ne donnent pas aux cours des actions, ni même à ceux du pétrole et du gaz, le prix du scénario du pire. Même à plus de 100 dollars le baril de brent, les cours ne prennent pas encore pleinement en compte les effets du blocage du détroit d’Ormuz, a remarqué lundi le patron de la compagnie américaine Chevron, Mike Wirth.
Ce sang-froid relatif des investisseurs repose sur la conviction d’assister à un remake, et donc de pouvoir anticiper la suite des événements : comme pour la guerre commerciale l’an dernier, celle-ci ne pourrait que prendre rapidement fin parce que Donald Trump…


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