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À la rescousse du réalisme historique de la comédie musicale Évangéline

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L’historien André-Carl Vachon a conseillé l’équipe de production de la comédie musicale Évangéline pour que le spectacle soit plus fidèle à la réalité historique de l'Acadie.

Donc, moi, je leur donnais la raison historique, je leur proposais des corrections pour faire en sorte que ce soit le plus réaliste possible, dit-il au cours d’une entrevue accordée mardi à l’émission L’heure de pointe Acadie.

La comédie musicale présentée trois fois à Moncton le week-end dernier repose sur le poème de l’auteur américain Henry Wadsworth Longfellow intitulé Evangeline, A Tale of Acadie. Le poème publié en 1847 raconte l’histoire fictive d’Évangéline Bellefontaine et de Gabriel Lajeunesse durant la déportation des Acadiens.

Éviter des erreurs

André-Carl Vachon, qui a publié plusieurs ouvrages sur l’histoire acadienne, a appuyé la production à compter de janvier 2024.

Alors, par exemple, dans une des premières moutures, on faisait dire à un des personnages que c’était un vrai génocide, mais le terme génocide n’existait pas en 1755. C’était un de mes aspects du travail, c’était de dire : "Non, ce vocabulaire-là ne fonctionne pas", explique M. Vachon.

André-Carl Vachon sourit.

L'auteur et historien André-Carl Vachon.

Photo : Radio-Canada / Monique Bourque

Le premier village qui a brûlé, à un moment donné, on disait que c’était Beaubassin en 1755, alors que Beaubassin a été brûlé en 1750. Donc, c’était de corriger.

La production a évité une erreur de représentation des peuples autochtones de la région, selon l'historien.

Dans une des pièces musicales, à un moment donné, on parlait de totems, alors qu’il n’y avait pas de totem en Acadie. Les Mi’kmaq et les Wolastoqiyik n’ont pas de totem.

Deux personnes sur scène.

Évangéline et Gabriel.

Photo : Geneviève Gagnée Photographe

André-Carl Vachon a aussi conseillé l'équipe en matière d'accessoires.

Comme le drapeau français qu’on a vu. Plusieurs personnes se sont demandées, c’est quoi ce drapeau-là avec les trois fleurs de lys? Évidemment, c’est le drapeau français de l’époque. On m’a demandé de faire cette recherche-là.

Il a appuyé l’équipe de production jusqu’aux premières répétitions générales du spectacle.

Donc, la première générale, il y avait quelques aspects que j’avais notés. Ensuite, il y a eu la générale, la veille de la première à Montréal, en février dernier. Là, il y avait un petit truc que j’avais mentionné. Mais ensuite, tout était vraiment bien, dans la mesure de ce qui était possible sur scène, explique-t-il.

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