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Le conseil municipal de Memramcook a adopté mardi une politique en matière de protection du public et des infrastructures municipales contre les animaux sauvages jugés nuisibles.
La politique, qui est entrée en vigueur, privilégie la prévention et des mesures non létales.
Il y a des étapes à suivre dans le sens qu’on doit savoir s’il y a une manière d'atténuer le problème, si on peut déplacer les animaux, si c’est recommandé ou si c’est possible, explique le maire, Maxime Bourgeois, interviewé mercredi à l’émission La matinale, d’ICI Acadie.
Les mesures létales constituent la dernière option, souligne-t-il.

Maxime Bourgeois, maire du village de Memramcook
Photo : Radio-Canada / Pascal Raiche-Nogue
La direction de l'administration municipale est responsable de gérer toute la question des animaux nuisibles. Elle peut seulement autoriser des mesures létales après avoir suivi les directives de prévention émanant du ministère des Ressources naturelles et si un agent de contrôle des animaux nuisibles reconnu par le ministère ou un trappeur certifié a jugé qu’un déplacement est impossible, précise Memramcook dans un communiqué.
Une opération controversée
Memramcook voulait se doter d’une politique en la matière à la suite d’une opération de trappage et de déplacement de castors dans le parc LeBlanc, qui a causé de l’émoi en août 2025.
Annie LeBouthillier, une résidente de Dieppe qui fréquente depuis longtemps le parc LeBlanc à Memramcook, avait dénoncé le sort de ces castors. L’adoption de la politique municipale la réjouit.
Bien, je suis très contente, affirme-t-elle en entrevue. Il y a eu des compromis, mais l'important, c'est qu'il y a un encadrement, qu’il y a une analyse des étapes à suivre avant de poser des gestes comme on a eu au mois d'août dernier.
C'est ce qui était le plus important, qu'on ne tue pas pour tuer. On doit respecter certaines étapes avant d'arriver [au] dernier recours possible.

Le sort des castors à Memramcook en 2025 avait peiné Annie LeBouthillier.
Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani
Les conseillers municipaux de Memramcook présents à la réunion ont adopté la politique à l’unanimité.
L'administration pourra agir assez rapidement en cas de besoin, par exemple, si un castor construit un barrage qui peut causer des inondations, indique Maxime Bourgeois.
La politique encourage l’administration à prévenir aussi, donc, si on voit qu’il y a un problème récurrent dans une certaine région, à prendre les mesures nécessaires pour éviter une répétition du problème chaque année, précise-t-il.
Memramcook dit n'avoir trappé ni déplacé aucun animal en 2026.
J'espère de tout cœur que les autres municipalités vont suivre l'exemple [de Memramcook], conclut Annie LeBouthillier.


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