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Deux médecins de Calgary craignent que les coupes budgétaires mondiales dans les programmes de lutte contre le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) entraînent une potentielle recrudescence de ce virus.
Les docteurs John Gill et Raynell Lang, spécialistes des maladies infectieuses, ont lancé le Consortium stratégique canadien pour faire face à l’évolution des politiques et du contexte des soins mondiaux liés au VIH (CanSCAPE-HIV) dans le but de trouver des solutions pour prévenir la propagation du VIH au Canada dans un contexte de réduction du financement à l'échelle mondiale.
La santé, en particulier dans le domaine des maladies infectieuses, est un problème mondial. Si l’on ferme les yeux sur un problème de maladies infectieuses dans une région du monde, il se propage, explique le Dr John Gill, directeur médical de la clinique VIH du sud de l'Alberta et l’un des deux médecins qui a fondé le CanSCAPE-HIV.
Inquiétudes concernant l’éducation et les traitements médicamenteux
Les coupes importantes dans l’aide internationale, notamment aux États-Unis et dans d’autres pays développés, ont été au cœur des débats lors de la Conférence internationale sur le sida qui s’est tenue la semaine dernière à Rio de Janeiro. Washington fournissait plus de 70 % du financement consacré au VIH avant que l'administration Trump ne sabre dans l’aide humanitaire.
La Dre Raynell Lang, l’une des deux médecins à l'origine du consortium, a souligné que ce n’est qu’une question de temps avant que le Canada ne subisse une montée du nombre de cas de VIH.
Pour sa part, Shahbaz Mamdani, responsable de recherche au Conseil des organismes au service des Sud-Asiatiques, estime que tout le monde devrait s’inquiéter des coupes budgétaires dans l'aide mondiale à la lutte contre le VIH.
Mais nous devons veiller à ne pas transformer cette inquiétude en l’idée que les immigrés introduisent le VIH en Alberta, a fait savoir M. Mamdani.
Il explique qu’il est essentiel de rendre les services compréhensibles, confidentiels, adaptés à la culture et faciles d’accès pour les communautés ethnoculturelles déjà présentes au Canada.
Le nombre de cas de VIH en baisse de 33 % entre 2023 et 2025
Malgré le cri d’alarme du consortium de médecins, le ministère de la Santé de l'Alberta a indiqué que le nombre annuel de cas de VIH dans la province est passé de près de 500 cas en 2024 à 341 cas en 2025.
Bien qu’une proportion croissante des cas de VIH recensés en Alberta concerne des personnes ayant contracté l’infection en dehors du Canada, l’Alberta a mis en place des dispositifs permettant d’orienter ces personnes vers le dépistage, le traitement et des soins spécialisés, a déclaré le ministère dans un communiqué.
Avec les informations de Félix Gagné et de Karina Zapata (nouvelle fenêtre)


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