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En juillet 2018, Teresa Arthur s’est rendue à l’urgence pour ce qu’elle croyait être un problème de vésicule biliaire.
J’allais subir une intervention chirurgicale d’urgence. J’avais beaucoup de calculs [pierres] dans la vésicule biliaire, mais ils m’ont dit : je ne pense pas que ce soit ça, votre problème, a déclaré Mme Arthur.
Teresa Arthur a ensuite été admise à l’hôpital. On lui a rapidement remis un diagnostique de cancer de l’ovaire séreux de haut grade de stade 4.
Au cours des huit dernières années, elle a essayé différents types de traitements, comme la chimiothérapie et des médicaments. Il y en a quelques-uns qu’elle ne peut plus prendre en raison d’une surutilisation ou d’effets indésirables.
Ses recherches et son intérêt l'ont amenée à aider l'Université Dalhousie à mener un projet visant à traiter le cancer de l'ovaire à l'aide d'une immunothérapie à base de cellules tueuses naturelles (NK). Ces cellules attaquent naturellement les cellules anormales, comme les tumeurs.
Collaborer avec le système immunitaire des patientes
Le laboratoire de recherche à l’Université Dalhousie souhaite mettre au point une immunothérapie qui exploite le système immunitaire des patientes elles-mêmes.
Jeanette Boudreau, immunologiste à l’Université Dalhousie et directrice de la recherche, explique qu’une patiente atteinte d’un cancer de l’ovaire ne possède pas de cellules NK fonctionnelles. L’objectif du laboratoire est de concevoir un traitement qui permettra de rétablir ces cellules à leur niveau normal.

Des cellules tueuses naturelles en train d'attaquer une cellule cancéreuse.
Photo : Radio-Canada / Jeorge Sadi
Le laboratoire de Jeanette Boudreau vient de recevoir une subvention de 725 000 $ de la part d’Ovarian Cancer Canada (OCC) afin de poursuivre ses recherches et de passer à la phase des essais cliniques au cours des prochaines années.
Dans un communiqué concernant cet investissement, OCC indique que le cancer de l’ovaire est l’un des cancers les plus mortels chez les femmes.
Un nouvel outil intelligent
L'un des derniers ajouts au laboratoire est un appareil appelé CliniMACS Prodigy, que le laboratoire a baptisé ThiNKer.
Stacey Lee, technicienne de recherche, explique que le système ThiNKer leur permettra de produire des cellules NK en masse et de se rapprocher ainsi des essais cliniques.
En gros, c'est simplement une méthode très sophistiquée qui nous permet d'isoler les cellules, puis de les cultiver, de les multiplier et de les préparer pour le traitement des patients.

Selon le laboratoire de Jeanette Boudreau, l'appareil CliniMACS Prodigy est le seul à l'est du Québec.
Photo : Radio-Canada / Jeorge Sadi
Selon Mme Boudreau, il est extrêmement important pour les travaux du laboratoire de tenir compte de l’expérience des personnes atteintes d’un cancer de l’ovaire, comme Teresa Arthur, car cela permettra de mieux cerner la réalité de cette maladie.
Cela signifie notamment que le laboratoire recueille les tumeurs que les patients ont fait enlever chirurgicalement afin de pouvoir tester des dizaines de traitements et voir à quoi les tumeurs réagissent. Le patient peut ensuite discuter avec son équipe de soins contre le cancer de la manière d’aborder son traitement.
Mme Arthur reconnaît que certaines personnes ne souhaitent peut-être pas connaître tous les détails de ce qui se passe à l’intérieur de leur corps, et c’est tout à fait normal. Mais pour elle, acquérir ces connaissances et collaborer avec le laboratoire l’a aidée à s’approprier sa maladie.
Cependant, elle ne participe pas à ce projet uniquement pour elle-même.
D’un point de vue personnel, c’est pour les générations futures, mes enfants et mes arrière-petits-enfants, déclare-t-elle.
Avec des renseignements de CBC


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