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L'Université du Québec à Rimouski lance une Chaire en diplomatie scientifique sur la dynamique et la gestion des stocks de poissons en collaboration avec un institut de recherche de l’Université de Tokyo.
L'objectif est d'améliorer la prise de décisions, notamment quant à la gestion des stocks exploités par plusieurs états.
On peut penser à des pêcheries internationales ou à des pêcheries qui sont exploitées par plusieurs juridictions, avance le codirecteur de la chaire et professeur à l’Institut des sciences de la mer (ISMER), Dominique Robert.
Dans un contexte de changements climatiques, où les ressources sont souvent en baisse, il peut y avoir des tiraillements au niveau politique.
En s’associant à l’Atmosphere and Ocean Research Institute, la chaire de l’UQAR-ISMER pourra aussi se pencher sur certaines pêches pratiquées dans l’océan Pacifique.

Le professeur Dominique Robert codirige la chaire scientifique. Il passera une partie de la prochaine année au Japon.
Photo : Radio-Canada / Lisa-Marie Bélanger
L'équipe va concentrer ses recherches sur les petits poissons pélagiques, c'est-à-dire les poissons vivants en pleine mer et non près des fonds, comme le maquereau et le hareng, mais aussi le saury, le maquereau du Pacifique ainsi que la sardinelle de la côte ouest-africaine. Ce sont des espèces migratrices et particulièrement sensibles aux changements environnementaux.
Du côté atlantique, les travaux des chercheurs seront complémentaires à ceux du ministère des Pêches et Océans (MPO) et s’effectueront en collaboration avec le gouvernement fédéral.
Au niveau académique, on peut faire des projets de recherche plus ciblés, des fois vers des questions un petit peu plus spécifiques qui vont nous aider à aller plus loin vers le conseil scientifique, ajoute M. Robert.

Le maquereau sera notamment étudié puisqu'il est un grand voyageur. Sa distribution se déplace en fonction du réchauffement des eaux. (photo d'archives)
Photo : Gurcan Ozturk/AFP/Getty Images
Un financement d'un million de dollars sur cinq ans a été accordé à cette chaire scientifique. Selon Dominique Robert, il s'agit d'une base qui permettra de lancer les activités de la chaire, notamment en créant des échanges entre les chercheurs et les étudiants des deux universités.
C’est sûr qu’au départ, on s’attend d’investir une partie des fonds vers cette mobilité-là qui va nous permettre de fonder un partenariat durable, mentionne-t-il, précisant au passage qu’il entend aller chercher d'autres sources de financement.
La codirection de la Chaire en diplomatie scientifique est assurée par le professeur japonais Shin-ichi Ito, un modélisateur de la ressource halieutique.
Il apporte une composante plus mathématique, donc en prédiction de ce qui va se dérouler au niveau de la dynamique future des stocks par rapport à ce qu’on sait déjà, explique Dominique Robert.
Une vingtaine de personnes devraient travailler au sein de la nouvelle chaire au cours des cinq prochaines années.


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