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Marie-Luna Langlois, une Ténoise de 18 ans, a obtenu la deuxième place dans la catégorie photographie aux Olympiades canadiennes qui se tenaient à Toronto à la fin du mois de mai.
La future finissante du secondaire de l’École Allain St-Cyr est fière aujourd’hui d’avoir pu représenter les Territoires du Nord-Ouest lors de la plus grande compétition de métiers spécialisés du pays.
Les Olympiades canadiennes des métiers et des technologies sont organisées chaque année par Compétences Canada et regroupent des apprentis et des étudiants dans plus de 40 métiers spécialisés.
Quand j'ai entendu mon nom être appelé pour la deuxième place j'étais genre : "No way!". Puis j'avais les larmes aux yeux sur le podium, j'étais juste en choc.
Marie-Luna Langlois
Il y a les compétitions territoriales et provinciales, puis le premier de chaque catégorie va après représenter leur province ou territoire au niveau national, explique la jeune photographe.
C'était sa deuxième participation à la compétition nationale, elle avait auparavant compétitionné trois fois au niveau territorial.
Sa première fois, c’était vraiment juste pour l’aventure et moins pour gagner, se souvient Haudry Escandón, la mère de Marie-Luna. Mais là, à Toronto, elle voulait gagner, c’était son défi.
Pour accéder à cette deuxième place nationale, Marie-Luna a dû prouver ses capacités au fil de plusieurs épreuves et se mesurer aux meilleurs de chaque province et territoire.
C'est juste incroyable parce que c’est un niveau tellement haut et comparé à d'autres provinces et territoires, j'ai pas les mêmes opportunités du tout, confie l’élève en 12e année à l’École Allain St-Cyr. Ils ont des coachs, des studios, des sponsors. Alors j'étais juste vraiment fière de moi, fière que le territoire puisse ramener une médaille.
La photo depuis petite
La photographie est arrivée très jeune dans la vie de Marie-Luna, se souvient sa mère. À 8 ans, son oncle est venu avec un équipement de caméra et elle est tombée en amour.
C'est comme mon identité, c'est comme ça que je m’exprime.
À 14 ans, elle reçoit en cadeau de son oncle son premier appareil photo. Une révélation pour elle et une passion qui ne la lâchera plus jamais.
Pour elle, c'était comme un bonbon, évoque avec amusement Haudry Escandón. Elle passait vraiment des jours et des nuits en train de lire des manuels de photographie et faire des photos.

Haudry Escandón a toujours soutenu la passion de sa fille pour la photographie.
Photo : Radio-Canada / Mohamed-Amin Kehel
C'est comme ça aussi que je donne mon amour aux autres. Parce que ma tête, pour moi, elle va tellement vite et je vois tellement de détails que parfois d'autres personnes ne vont pas voir. Alors, la photographie me laisse capturer ça, puis après je peux le partager aux autres.
Au fil des ans, la jeune fille a aiguisé son sens créatif et son œil photographique.
Malgré son jeune âge, la Franco-ténoise est fière d’avoir inspiré de plus jeunes photographes.
Je me rappelle quand j'étais en 9e année j'étais la seule et maintenant, durant les tournois sportifs, il y en a genre 4 ou 5, raconte-t-elle. C'est juste partager cette passion, parce que je trouve que la photographie ici, c'est super.
L’an prochain, elle prévoit d’ailleurs s’envoler vers l’Île-du-Prince-Édouard pour poursuivre des études en communications et en journalisme.
Elle me dit : "Maman, mon rêve est de devenir journaliste pour le National Geographic", confie Haudry Escandón avec émotion.


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