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Le prévenu avait été interpellé mercredi 2 septembre à l’issue d’une course-poursuite avec les forces de l’ordre dans les rues de Calais.
Le centre pénitentiaire de Longuenesse, dans le Pas-de-Calais, a poussé un cri d’alerte lundi 7 septembre après avoir constaté l’impossibilité d’extraire un prévenu de sa cellule pour l’acheminer jusqu’à Boulogne-sur-Mer où il devait comparaître notamment pour refus d’obtempérer, rébellion et violences sur personne dépositaire de l’autorité publique. La direction du centre dénonce «une carence totale et absolue de moyens» dans des propos relayés par Actu 17. Résultat, les magistrats ont ordonné la remise en liberté «sans délai» de cet homme, âgé de 36 ans, et renvoyé l’affaire au 2 novembre.
Une semaine plus tôt, ce dernier avait été interpellé à l’issue d’une course-poursuite avec les forces de l’ordre dans les rues de Calais. «Il était poursuivi pour avoir conduit un véhicule sous d’un état d’ivresse manifeste, omis d’obtempérer à une sommation de s’arrêter, résisté à son interpellation, mis en circulation un véhicule malgré l’immobilisation prescrite par l’agent verbalisateur et exercé des violences sur un fonctionnaire de la police nationale», précise le parquet de Boulogne-sur-Mer au Figaro. Trois fonctionnaires ont été blessés au cours de cette intervention, indique Actu 17.
Récidiviste
Toujours selon le média spécialisé, le trentenaire avait déjà été condamné le 9 septembre 2021 pour des faits de violences visant des policiers. Il se serait par ailleurs présenté sous une fausse identité au commissariat, avant que les fonctionnaires ne parviennent à l’identifier, selon Radio6. Des faits qui, en état de récidive légale, pourraient lui coûter cher : il encourt jusqu’à dix ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende... «S’il a été tenté de tenir cette audience en visioconférence, le prévenu, assisté de son conseil, l’a refusée. Le cadre juridique applicable ne permettant pas de lui imposer, le tribunal a dû renvoyer l’examen de cette affaire et remettre en liberté ce prévenu qui sera jugé le 2 novembre 2026», relate le parquet de Boulogne-sur-Mer.
Le procureur adjoint Patrick Leleu plaidait pourtant pour un report à l’audience du 9 septembre. Il n’en sera finalement rien. Une décision qui n’a pas manqué de faire réagir, notamment une policière, blessée à la main lors de cette soirée mouvementée du 2 septembre, qui avait fait le déplacement jusqu’au tribunal. «C’est décevant. (...) Il a eu de la chance de ne pas avoir tué quelqu’un. Il était alcoolisé au volant, sans contrôle technique, en récidive pour les violences», a-t-elle réagi auprès de nos confrères de La Voix du Nord.


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