Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Une BD sur l’enfance de « Ti-von » Deschamps à Saint-Henri

5 hour_ago 44

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Bien avant de devenir un monument de l’humour québécois, Yvon Deschamps partageait un petit lit avec ses deux frères dans une modeste habitation de Saint-Henri, quartier ouvrier de Montréal. Son enfance est racontée dans la bande dessinée Yvon avant Deschamps, au fil de tranches de vie recueillies par sa fille Annie.

La BD, qui sera publiée mercredi chez VLB éditeur, a pris plusieurs années à voir le jour. Si Yvon Deschamps a souvent mis en scène la vie des gens ordinaires sur scène par l'intermédiaire de ses personnages, comme le gars de la shop, il s’est montré plus discret sur son propre parcours. Avec l’âge, sa langue a commencé à se délier.

Il y a sept ou huit ans, mon père a vraiment commencé à parler, à raconter des choses qui lui étaient arrivées, explique l’autrice de la BD, Annie Deschamps, fille aînée d’Yvon Deschamps et Judi Richards.

Il a fallu que je collige les histoires, mais ça a pris du temps, parce qu’on ne peut pas pousser mon père. Des fois, il ne veut rien savoir pendant six mois.

L’auteur et bédéiste Tristan Demers agit à titre de directeur littéraire de la BD, alors que les illustrations sont signées par Sampar, derrière des séries populaires comme Billy Stuart et Capitaine Static.

Une planche de la BD mêlant images d'archives, illustrations et textes.

La bande dessinée « Yvon avant Deschamps » alterne entre illustrations, images d'archives et textes historiques.

Photo : VLB Éditeur

Un regard ludique et éducatif sur le Montréal des années 40

Yvon avant Deschamps se distingue des BD traditionnelles par l’intégration d’un volet documentaire. Les illustrations de Sampar sont entrecoupées de photos de famille, d’images d’archives et de textes qui rappellent le contexte historique de l’enfance d’Yvon Deschamps, que l’on retrouve ici à l’âge de 9 ans.

Je suis allée chercher chez ma cousine Marie-Claude, chez mon père, dans des boîtes à souliers. Avec Tristan et mon père, on est aussi allés à la Société historique de Saint-Henri pour trouver des images du quartier, raconte Annie Deschamps.

Si cette dernière a choisi d’écarter certains souvenirs plus durs de son père, comme les coups qu’il recevait parfois de sa mère, la BD n’en reflète pas moins les réalités de l’époque : la pauvreté, l’emprise de l’Église, le spectre de la Seconde Guerre mondiale et le rôle très genré des femmes, largement confinées au foyer, entre tâches interminables et manque de reconnaissance.

Il y a une chose qui m’a surprise dans ce que mon père m’a dit, c’est que [dans son milieu], on ne rêvait pas du tout. Tu ne pouvais pas aspirer à autre chose, mais tu n’étais pas triste, parce que c’était impossible [...] Ce n'est que plus tard qu'il s'est mis à rêver.

La BD est tout de même marquée par un caractère bon enfant qui mise entre autres sur la relation mouvementée entre les trois frères Deschamps – l’aîné Denis, le cadet Yvon, alias Ti-Von, et le benjamin Gilles.

On les voit faire les 400 coups, se taquiner sans arrêt, se sauver des jeunes Irlandais du quartier ou encore regarder des vues sur un projecteur rafistolé par le paternel Avila, un dessinateur industriel au cœur tendre.

On voit aussi poindre la sensibilité d’Yvon Deschamps aux inégalités sociales, ses talents de raconteur et son caractère espiègle, que l’on reconnaît grâce à la plume de Sampar.

Je voulais que le personnage ressemble à Yvon, mais je ne voulais pas en faire une caricature. Donc, j’ai pris un pas de recul et je me suis basé sur les photos de l’enfant que j’avais devant moi, explique l’illustrateur.

Planche de bande dessinée montrant les aventures de jeunes garçons et de jeunes filles.

Une planche tirée de la bande dessinée « Yvon avant Deschamps »

Photo : VLB Éditeur

Une capsule temporelle

Si Annie Deschamps explique avoir réalisé ce projet d’abord par amour pour son père et pour préserver la mémoire familiale, elle croit que la bande dessinée peut aussi être un bon outil pédagogique.

Quand j'enseigne l’univers social à mes élèves de 6e année à Verdun, des fois je parle de mon père ou de l’époque, parce que je veux leur dire : "C’était complètement différent, mais ce n’est pas si loin que ça", explique-t-elle.

Je trouve que c’est un bon outil, et pas juste dans les écoles. Tu donnes ça à ta grand-mère, ou même à ta mère, et c’est une conversation assurée : "Toi, c’était comment, t’étais où?" Je pense que ça va ouvrir des conversations sur l’époque, ajoute-t-elle.

Planche de BD montrant de jeunes garçons en train de s'affronter dans une cour d'école.

Un passage de la BD « Yvon avant Deschamps » qui dépeint la rivalité qui régnait entre les francophones et les anglophones irlandais de Saint-Henri.

Photo : VLB Éditeur

Pour Sampar, c’est également l’occasion de faire découvrir l’univers d’Yvon Deschamps à de nouvelles générations, comme celle de sa fille au début de la vingtaine, pour qui le nom iconique ne sonne aucune cloche.

J’espère que la BD va aller chercher toutes les générations et piquer leur curiosité, qu’elle va contribuer à faire découvrir ce personnage-là, qui mérite absolument que tout le monde le connaisse. Parce que c’est non seulement un grand de son métier, mais aussi une icône du Québec.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway