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La Société de transport de Lévis (STLévis) a enregistré une hausse des déplacements sur son territoire de 3,9 % en 2025 comparativement à l’année précédente. Tout comme en 2024, elle inscrit un nouveau record à ce chapitre.
Dans son plus récent rapport d’activités qui recense les statistiques de l’année 2025, la STLévis comptabilise 3 151 470 déplacements effectués en transport en commun, c’est-à-dire 116 099 de plus qu’en 2024.
Cette hausse est toutefois moindre que la précédente enregistrée qui se chiffrait à 15 %.
Selon le directeur général de la STLévis, Éric Savard, les statistiques de 2024 sont encore attribuables à la reprise des services après la pandémie, tandis que l'année 2025 est représentative de la situation prépandémique.

Les voies réservées dans plusieurs sections du boulevard Guillaume-Couture permettent aux autobus de la STLévis de réaliser un gain de temps. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Bruno Giguère
À titre comparatif, le Réseau de transport de la Capitale (RTC) a connu un achalandage en dessous des prévisions en 2025.
Les résultats de la STLévis s’expliquent par la popularité du titre mensuel étudiant ainsi que par la progression du titre métropolitain, qui permet d’utiliser les réseaux de transport de Québec et de Lévis ainsi que les traversiers.
Le titre métropolitain de la carte OPUS représente 600 404 embarquements. En 2024, la société de transport avait recensé 430 414 embarquements par l'intermédiaire du titre métropolitain.
Éric Savard indique également que la répartition des trajets sur le territoire joue un rôle important.
L’optimisation [des parcours] a permis de générer de l’achalandage, pas par de nouveaux trajets ni par de nouveaux développements, mais en faisant de l’optimisation du territoire desservi par la STLévis, explique-t-il.
Depuis 2018, la société de transport a augmenté son nombre de parcours de 20 % en haussant seulement de 1 % ses heures de services et en réduisant de 2,7 % le nombre de kilomètres parcourus.
Des trajets populaires
Parmi les parcours les plus prisés du service de la STLévis, le Lévisien 2 est en tête de liste avec 1 028 813 montées, une progression de 8,1 % par rapport à 2024. Le Lévisien 3 suit le classement avec une hausse d’achalandage de 2,2 %.

Le Lévisien 2 relie le secteur de la traverse à Lévis au campus de l'Université Laval à Québec. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Eugénie Emond
Dans l’arrondissement des Chutes-de-la-Chaudière-Ouest, le parcours 22, entre la tête des ponts et le parc des Quatre-Saisons à Saint-Nicolas, a connu une progression marquée de son achalandage à hauteur de 46,2 %.
Dans l’arrondissement de Desjardins, le parcours 15, qui traverse le secteur de Pintendre jusqu’à celui de la Traverse, a enregistré une hausse d’achalandage de 27,1 %.
Dans Chutes-de-la-Chaudière-Est, le parcours 31, qui relie Saint-Romuald et Breakeyville en passant par Saint-Jean-Chrysostome, est le plus notable. Une hausse de 24 % des embarquements a été enregistrée comparativement à 2024.
Ces augmentations s’expliquent encore une fois par la planification, croit le directeur général.
On a ajouté des parcours, on en avait 59 en 2018 et 71 aujourd’hui, mais avec le même nombre d’autobus et le même nombre d’heures de services. On a essayé d’orienter la planification pour aller chercher les gens où ils sont.
Un manque d’infrastructures
Cependant, la STLévis doit commencer à planifier le futur pour répondre aux besoins de sa clientèle qui ne cesse de croître.
Pour être capable de passer à la prochaine étape, on a des enjeux de croissance. On doit trouver le moyen d’avoir un nouveau dépôt pour accueillir des bus. C’est l’enjeu principal pour accueillir la croissance que demande la région de Lévis, reconnaît Éric Savard.

Le site du prochain dépôt d'autobus est adjacent au bâtiment qui abrite le siège social et le garage situé sur la rue Saint-Omer.
Photo : Radio-Canada / Alexandre Bellemare
Il espère pouvoir mettre en branle le projet d’un nouveau dépôt d’autobus, dont les terrains sont acquis. Ce dernier figure déjà dans le programme quinquennal d’immobilisations de l’organisation.
Pour 2026, le directeur général estime que la croissance de l’achalandage se poursuit.
On ne s’attend pas à une baisse, mais on arrive à nos limites dans notre planification de la prochaine année. Les heures de services qu'on gardait en banque devront être planifiées parce qu’il y a d’autres demandes dans des secteurs, conclut-il.


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