NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Consulter les archives historiques du Manitoba pourrait bientôt devenir aussi simple qu’une conversation sur téléphone intelligent. À Winnipeg, l’Université mennonite canadienne (CMU) et la Société historique du Manitoba (MHS) travaillent ensemble à la création d’un agent conversationnel d’intelligence artificielle capable de répondre instantanément aux questions du public sur l’histoire de la province.
Le projet, financé par Research Manitoba, ambitionne de transformer l’accès au patrimoine en permettant aux utilisateurs de poser des questions en langage courant et d’obtenir des réponses vérifiées, contextualisées et accompagnées de sources fiables.
Pour Gordon Goldsborough, directeur général par intérim de la Société historique du Manitoba, l’objectif est clair : démocratiser l’accès au savoir historique.
Cela met un historien à la portée de tous, comme une véritable personne compétente qui connaît la bonne réponse. Cela donne accès à tout le monde, affirme-t-il.
Une immense base de données historique à portée de clic
Le site web de la Société historique du Manitoba regroupe déjà plus de 30 000 pages d’archives et d’informations historiques. On y retrouve des données sur des personnalités marquantes, des entreprises, des organisations locales, des événements ou encore des lieux patrimoniaux de la province.
Mais malgré cette richesse documentaire, retrouver une information précise peut s’avérer long et complexe.
Tim Rogalsky, professeur agrégé de mathématiques à l'Université mennonite canadienne et responsable du projet, explique que les utilisateurs doivent actuellement multiplier les recherches par mots-clés et parcourir de nombreux liens avant de trouver ce qu’ils cherchent.
Le futur agent conversationnel changera cette expérience en permettant une interaction directe et conversationnelle.
Les réponses seront vérifiées, validées et accompagnées de sources citées, précise M. Rogalsky.
Le système intégrera également des fonctions de géolocalisation. Un utilisateur pourra, par exemple, demander quels sites historiques se trouvent à proximité ou obtenir des informations sur une plaque commémorative croisée en chemin.
Il suffira de poser une question : "Parlez-moi davantage de ce site". Ou, comme Gordon l’a suggéré : "Je viens de passer devant une petite plaque historique et je ne sais pas ce que c’est. Qu’est-ce que c’est ?"
Si les services de localisation de l’appareil sont activés, l'agent conversationnel sera capable d’identifier l’endroit où se trouve l’utilisateur et de lui fournir des renseignements pertinents en temps réel.
Le système sera accessible sur mobile, ordinateur de bureau et potentiellement sur d’autres plateformes à venir.

Le professeur de mathématiques de l’Université mennonite canadienne de Winnipeg, Tim Rogalsky, affirme que l'agent conversationnel fonctionnera sur les plateformes mobiles et de bureau « ainsi que sur toutes les nouvelles plateformes qui pourraient voir le jour dans ce nouveau monde dans lequel nous entrons ».
Photo : Fournie par Tim Rogalsky
Un projet qui veut éviter les dérives des grands modèles d’IA
Les concepteurs du projet affirment vouloir se distinguer des grands agents conversationnels commerciaux comme Grok, ChatGPT, Claude ou Gemini, souvent critiqués pour leur tendance à produire des réponses inexactes lorsqu’ils manquent d’informations fiables.
Selon Tim Rogalsky, les modèles actuels s’appuient sur des ensembles de données gigantesques et génèrent parfois des réponses approximatives sans signaler leurs limites.
Ils ne disent pas encore : "Je suis désolé, je n’ai pas beaucoup d’informations, donc cela pourrait ne pas être exact", souligne-t-il.
Gordon Goldsborough partage cette préoccupation. Souvent, l’IA, lorsqu’elle ne connaît pas une réponse, en invente une, et cela paraît crédible. Les gens se disent alors : "Eh bien, cela doit être vrai ; l’ordinateur l’a dit".
Pour éviter ce phénomène, l'agent conversationnel de la l'Université mennonite canadienne et de la Société historique du Manitoba sera conçu pour reconnaître ses limites. Lorsqu’une information sera absente ou incomplète, il pourra demander à l’utilisateur s’il possède lui-même des éléments utiles. Ces informations seront ensuite examinées et validées par les équipes de la Société historique du Manitoba avant d’être éventuellement intégrées à la base de données.
Nous créons donc des liens entre les personnes, et nous relions aussi les personnes aux lieux, résume M. Rogalsky.

Gordon Goldsborough, directeur général par intérim de la Manitoba Historical Society, espère que cette nouvelle technologie permettra de rejoindre un public plus jeune.
Photo : Université du Manitoba
Attirer les jeunes vers l’histoire
Les responsables du projet espèrent également que cette nouvelle approche permettra de mieux rejoindre les jeunes générations.
Pour Gordon Goldsborough, l’histoire souffre souvent d’une image peu attrayante auprès des plus jeunes.
La réalité, c’est que souvent les jeunes considèrent l’histoire comme ennuyeuse. Ce format pourrait potentiellement leur plaire, et si nous pouvons attirer leur attention de cette façon, alors je suis entièrement pour.
Le projet bénéficie d’un financement de près de 150 000 dollars réparti sur deux ans. Cette somme servira notamment à développer le système, installer une nouvelle infrastructure informatique à l'Université mennonite canadienne et rémunérer des étudiants de premier cycle qui participeront à la recherche, au développement et à l’évaluation de l'agent conversationnel.
Research Manitoba a récemment annoncé plus de 1,3 million de dollars pour soutenir sept projets d’intelligence artificielle menés dans des établissements postsecondaires de la province.
Selon Tim Rogalsky, la première année du projet sera consacrée au développement technologique, tandis que la deuxième portera sur les tests et l’évaluation.
De manière réaliste, d’ici l’été 2028, nous pourrions commencer à voir un prototype entre les mains d’un plus grand nombre de personnes que seulement nos testeurs et évaluateurs, affirme-t-il.
Mathématicien computationnel depuis trois décennies, Rogalsky s’est spécialisé plus récemment dans l’intelligence artificielle. En 2022, il a obtenu un certificat en IA de l’Université de Toronto et appris à concevoir des réseaux neuronaux.
Je suis enthousiaste. C’est vraiment passionnant , confie-t-il. Comprendre l’histoire, apprendre les récits de notre passé peut nous aider à acquérir la perspective dont nous avons besoin aujourd’hui.
Une approche pensée dans un esprit de réconciliation
Le projet entend également intégrer les enjeux de réconciliation avec les peuples autochtones dès sa conception.
Tim Rogalsky reconnaît que les archives historiques traditionnelles ont longtemps été produites principalement par des historiens issus du colonialisme de peuplement.
La première chose que nous faisons actuellement est de chercher à développer des relations avec les Premières Nations, les Métis et les Inuits de la province grâce à nos propres contacts, afin de demander : comment pouvons-nous faire cela correctement ? Assurons-nous de mettre en place ce projet de la bonne manière dès le départ.
Une fois finalisé, le code de l'agent conversationnel sera publié en code ouvert afin que d’autres organisations patrimoniales puissent adapter facilement la technologie à leurs propres bases de données historiques.
Avec les informations de CBC News


2 week_ago
57



























.jpg)






French (CA)