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Le Tempo, première équipe canadienne de la WNBA, va « tout donner » pour ses quatre derniers matchs de la saison, dit l'entraîneuse en chef, Sandy Brondello, alors qu'un analyste dresse déjà un bilan mitigé de cette saison inaugurale.
Ce vendredi soir, le Tempo – unique équipe de la WNBA au Canada – affronte le Fever de l’Indiana, et ses vedettes Caitlin Clark et Kelsey Mitchell, au colisée Coca-Cola de Toronto.
Même si le Tempo n’a plus aucune chance de se qualifier pour les séries éliminatoires, l’entraîneuse en chef, Sandy Brondello, assure que l’équipe va tout donner pour les quatre derniers matchs.

Les autres équipes de la WNBA que Sandy Brondello a dirigées dans le passé n'ont jamais été exclues des séries éliminatoires. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui
Selon elle, l’équipe aurait pu atteindre les éliminatoires s’il n’y avait pas eu autant de blessures. En effet, la plupart des joueuses se sont arrêtées à un moment pendant la saison à cause de blessures; les dernières en date étant Marina Mabrey, Brittney Sykes et Aneesah Morrow, qui ne joueront pas les quatre derniers matchs de la saison.
Le journaliste sportif Mickaël Laviolle abonde dans le même sens.
C'était très frustrant, parce que le Tempo a du potentiel, mais les blessures de Brittney Sykes et Kiki Rice ont complètement changé la dynamique d'équipe.
Au final, le Tempo a perdu 29 matchs et en gagné 11 sur 40.
L’équipe de basketball se retrouve en treizième position du classement sur quinze équipes. Je pense qu'il manque encore quelques joueuses clés. C'est là-dessus que je vais mettre l'accent, explique Sandy Brondello sans plus de détails.

Brittney Sykes (à g.) et Marina Mabrey, meilleures marqueuses du Tempo, ont subi des blessures. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn
Pour Mickaël Laviolle, le Tempo a besoin d'un centre. Il manque une joueuse de poids. Le Tempo a souvent été dominé aux rebonds par des joueuses imposantes, analyse-t-il.
Construire une équipe malgré les blessures
Si les blessures ont déstabilisé l’équipe et lui ont coûté sa place aux séries éliminatoires, elles ont aussi ralenti la construction de l’équipe sur le plan interpersonnel pour les joueuses, raconte la pivot Temi Fágbénlé.
On mettait tellement l'accent sur notre rétablissement qu’on ne cherchait pas vraiment à connaître les autres.
La basketteuse souligne tout de même que l'ambiance au sein de l’équipe est très bonne. Ce n’est pas toujours le cas. On a presque toutes eu une expérience où l’ambiance était cauchemardesque au sein d’une équipe. Je me sens chanceuse de faire partie d’une équipe comme le Tempo, ajoute-t-elle.
Des partisans convaincus?
Pour cette saison inaugurale, le Tempo a joué certains de ses matchs à Montréal et à Vancouver afin de se faire connaître de ses partisans au Canada. Temi Fágbénlé a apprécié l’expérience, puisque ça lui a permis de voir d’autres facettes de la société canadienne.
Même s’il s’agit du même pays, on sent qu’il y a quelques différences culturelles et j’ai beaucoup aimé ça, explique-t-elle.
Toutefois, elle a senti que le public canadien n’était pas encore convaincu. Je pense que les Canadiens et Canadiennes connaissaient déjà les équipes américaines et donc n’ont pas vraiment de loyauté envers nous. Je suis certaine que ça va changer petit à petit, conclut la basketteuse.
Des millions justifiés?
Cette saison, la WNBA a offert pour la première fois des contrats à plusieurs millions de dollars à ses joueuses. Le Tempo de Toronto a été la première équipe à faire des annonces en ce sens. Ainsi, trois joueuses (Brittney Sykes, Marina Mabrey et Temi Fágbénlé) ont reçu des salaires d'un million et plus.
Ces dépenses sont-elles toutefois justifiées pour une équipe d'expansion qui n'accède pas aux séries éliminatoires?
Je pense que, pour Marina Mabrey et Brittney Sykes, il n'y a pas vraiment de doute. Mais Temi Fágbénlé a été une grande déception pour moi. Elle n'a pas vraiment réussi à trouver son rythme pendant la saison, affirme le journaliste sportif Mickaël Laviolle.


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