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Un Ontarien atteint d'un mélanome de stade 4 affirme que la province a de facto bloqué l'accès au financement public pour les traitements à l'étranger en réaction à ses tentatives d'obtenir d'urgence une thérapie aux États-Unis.
Alex Shved, 37 ans et père de deux jeunes enfants, a poursuivi la province en justice à la suite du refus du Régime d'assurance-santé de l'Ontario (RASO).
Alors que son cancer s'est propagé à ses poumons et à ses os, il a exploré toutes les pistes possibles afin d'être auprès de ses filles le plus longtemps possible.
Il a obtenu gain de cause devant les tribunaux, mais se dit aujourd'hui extrêmement déçu et découragé de voir le gouvernement restreindre davantage l'accès aux soins pour les patients dans sa situation.
Les tribunaux ont conclu que les actions du gouvernement étaient illégales, et la réponse du gouvernement a été de modifier la loi pour rendre ces mêmes actions légales, soutient M. Shved.
Le RASO avait refusé la demande de son oncologue afin que M. Shved reçoive une thérapie par lymphocytes infiltrant la tumeur (TIL) en Floride, pour un coût approximatif de 600 000 $ américains, invoquant principalement le fait que cette thérapie est en cours d'évaluation pour un financement public en Ontario.

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Un traitement contre le cancer de la peau se développe à Montréal
Le directeur général des programmes du RASO a écrit dans son refus que le financement systématique de traitements médicamenteux provenant de l'étranger pendant leur évaluation en Ontario nuirait au système d'incitations qui encourage les fabricants à participer aux processus d'évaluation des médicaments au Canada.
Un jugement de la Cour divisionnaire a conclu que le RASO n'avait fourni aucun fondement valable à ce raisonnement et lui a ordonné de reconsidérer sa décision.
À la suite de ce jugement, le RASO a rejeté la demande de M. Shved pour la troisième fois et la ministre de la Santé, Sylvia Jones, a annoncé que la province avait modifié son règlement afin de préciser que les traitements provenant de l'étranger ne seront financés que s'ils sont déjà financés dans la province, mais que l'accès est temporairement indisponible ou retardé.

La ministre de la Santé, Sylvia Jones, a annoncé que la province avait modifié son règlement afin de préciser que les traitements provenant de l'étranger ne seront financés que s'ils sont déjà financés dans la province. (Photo d'archives)
Photo : La Presse canadienne / Laura Proctor
Nous protégeons les patients et les contribuables ontariens contre la spéculation sur les prix et garantissons leur accès à des traitements essentiels qui, autrement, ne seraient offerts qu'aux États-Unis ou à l'étranger, a-t-elle déclaré dans un communiqué.
Le gouvernement étudie également une solution mutuellement satisfaisante dans le cas particulier de M. Shved, a écrit Mme Jones, mais ce dernier a indiqué ne pas savoir pour l'instant en quoi cela consisterait.
M. Shved a essayé divers traitements depuis la découverte d'un grain de beauté en 2020. Ses médecins affirment qu'il serait un bon candidat pour la thérapie TIL. Ce traitement consiste à retirer les tumeurs, à extraire les cellules immunitaires qui les ont infiltrées, à les multiplier par milliards et à les administrer par chimiothérapie, puis à réinjecter les cellules multipliées au patient pour attaquer le cancer.
Une version de la thérapie TIL, appelée lifileucel, a été approuvée pour la vente l'an dernier par Santé Canada et fait actuellement l'objet d'évaluations en vue d'un éventuel remboursement par les régimes d'assurance médicaments provinciaux, un processus qui pourrait prendre des années.
Avec les informations de La Presse canadienne


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