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L’Insectarium de Montréal a engagé 18 jeunes inuits de 6 communautés pour récolter des insectes sur leurs territoires dans le cadre du projet de recherche Sentinelles du Nunavik, créé en 2019.
L’agente de recherche à l’insectarium de Montréal, Carol-Ann Villeneuve, affirme que cela apporte à ces jeunes une première expérience d’emploi d’été et crée un premier contact avec le monde scientifique.
Ça donne vraiment une expérience de faire les protocoles scientifiques qu’on utilise ici à l’insectarium. Ça leur donne une expérience aussi au niveau des insectes. Donc se familiariser avec les insectes, ne pas avoir peur des insectes, apprendre à les découvrir, apprendre à les aimer. C’est vraiment utile au niveau de la découverte et pour leur donner une meilleure idée de ce qu’ils pourraient faire quand ils veulent aller plus loin dans l’école, explique-t-elle.
Carol-Ann Villeneuve réitère l’importance de ce programme dans le contexte des changements climatiques. Elle mentionne notamment un manque de recherches sur les espèces d’insectes présents sur ces territoires. Donc, on n’a pas vraiment d’idée de c’est quoi les communautés d’insectes qui se trouvent dans le nord, affirme-t-elle.
Ça nous permet vraiment de faire une espèce de baseline et, comme ça, on va pouvoir constater les changements, puis savoir c’est quoi exactement qu’on a dans le nord pour mieux caractériser les populations d’insecte dans les différentes communautés, affirme-t-elle.
D'après l'agente de recherche, les jeunes, qui ont en général 15 à 17 ans, doivent attraper des papillons et des abeilles avec un filet, poser des pièges pour collecter des araignées et des coléoptères et, nouvellement, attraper des moustiques grâce à un mouvement particulier avec un filet.
Plusieurs autres activités sont organisées et des membres de l’Insectarium visitent d’autres camps dans le Nord-du-Québec pour présenter les insectes. Les Sentinelles ont également un volet de camps de jours, de camp d’été et de camps de vacances.
Selon Carol-Ann Villeneuve le projet Les Sentinelles se démarque des autres projets de recherche par l’implication des communautés.
Les jeunes inuits sont directement impliqués, c’est vraiment tout eux qui font vraiment le travail de recherche et d’échantillonnage, puis ça leur permet vraiment de s’approprier le projet, avance-t-elle.


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