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- Violences gynécologiques : 8 femmes sur 10 rapportent une atteinte à leur consentement
La première enquête sur le consentement en gynécologie, par StopVOG, met en lumière un phénomène encore présent en France, qui relève de violences sexistes en santé. Plus de 8 femmes sur 10 rapportent au moins une atteinte à leur consentement lors d’un examen gynécologique.
En partenariat avec Destination Santé - Aujourd'hui à 17:00 - Temps de lecture :
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10 152 personnes ont répondu, dans toute la France, à la première enquête nationale sur le consentement en gynécologie. Menée entre le 30 juillet et le 31 décembre 2025 par StopVOG (Stop aux Violences Obstétricales et Gynécologiques), cette étude reposait sur un questionnaire en ligne portant sur le respect du consentement, de l’information et des droits des patientes dans les soins gynécologiques, ainsi que sur les violences obstétricales et gynécologiques, les discriminations et leurs conséquences sur la santé et le recours aux soins.
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En l’absence de pathologie, une femme réalise en moyenne près de 50 consultations gynécologiques au cours de sa vie.
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L’enquête met en évidence une fréquence élevée d’atteintes au consentement lors des examens gynécologiques : 80,95 % des répondants ont déclaré en avoir vécu au moins une.
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10 152 personnes ont répondu, dans toute la France, à la première enquête nationale sur le consentement en gynécologie. Menée entre le 30 juillet et le 31 décembre 2025 par StopVOG (Stop aux Violences Obstétricales et Gynécologiques), cette étude reposait sur un questionnaire en ligne portant sur le respect du consentement, de l’information et des droits des patientes dans les soins gynécologiques, ainsi que sur les violences obstétricales et gynécologiques, les discriminations et leurs conséquences sur la santé et le recours aux soins.
En l’absence de pathologie, une femme réalise en moyenne près de 50 consultations gynécologiques au cours de sa vie.
Gynécologie : quand le soin franchit la limite
L’enquête met en évidence une fréquence élevée d’atteintes au consentement lors des examens gynécologiques : 80,95 % des répondants ont déclaré en avoir vécu au moins une.
Une très large majorité (près de 90 %) exprime le souhait que le consentement soit systématiquement et plus clairement sollicité avant chaque examen. Par ailleurs, 68,7 % indiquent avoir déjà ressenti un malaise, un choc ou une blessure liée à une attitude, un geste ou un propos au cours d’une consultation.
Près d’une personne sur deux (45,1 %) déclarent avoir subi des violences obstétricales et gynécologiques.
Une personne sur deux (53 %) rapporte un impact délétère sur son suivi médical.
Les situations les plus préoccupantes concernent des atteintes graves au consentement, rapportées par 56,3 % des participantes, dans des contextes pouvant s’apparenter à des violences sexuelles : examens pratiqués sans information préalable (26,35 %), actes acceptés sous contrainte ou par obligation ressentie (31,7 %), procédures poursuivies malgré la douleur et la demande d’interruption (51,3 %), examens réalisés en dépit d’un refus explicite (4,1 %).
Parmi les répondants ayant déclaré des VOG, 5,44 % présentent un profil compatible avec un trouble de stress post-traumatique, contre 0,21 % chez ceux n’en déclarant pas.
Les gynécologues sont les principaux auteurs cités (39,7 %), devant les autres médecins et les sage-femmes, ainsi que d’autres professionnels de santé (internes, étudiants, infirmiers, puéricultrices, ostéopathes et kinésithérapeutes).
Recommandations médicales de bonnes pratiques à connaître
- Le frottis est recommandé seulement après 25 ans selon la Haute-Autorité de la santé . Dans cette enquête, près de 66,7 % des répondants indiquent avoir eu leur premier frottis avant l’âge de 25 ans.
- Selon les recommandations pour la pratique clinique relative à l’examen pelvien, l’examen gynécologique n’a pas à être réalisé de manière systématique lors d’une première consultation. Il doit être médicalement justifié, expliqué à la patiente ou au patient, et ne peut être pratiqué qu’avec un consentement libre et éclairé.
Consulter l’Enquête nationale sur le consentement en gynécologie 2026


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