Une supplémentation en vitamine D pourrait contribuer à ralentir le déclin cognitif. Selon une étude américaine, au moins 5 000 UI (unités internationales) de vitamine D par jour auraient des effets bénéfiques.

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  • La vitamine D comme moyen de lutte contre le déclin cognitif ? C’est ce que suggère une récente étude de la Nell Hodgson Woodruff School of Nursing à l’Université Emory (Etats-Unis). Ce travail, publié dans la revue Sleep Medicine, a été mené auprès de 54 adultes souffrant de troubles du sommeil et de troubles cognitifs légers ; deux symptômes fréquemment observés au stade précoce de la maladie d’Alzheimer. Selon les auteurs de l’étude, il s’agit d’un groupe de personnes à haut risque de développer la maladie.Photo Adobe Stock

    La vitamine D comme moyen de lutte contre le déclin cognitif ? C’est ce que suggère une récente étude de la Nell Hodgson Woodruff School of Nursing à l’Université Emory (Etats-Unis). Ce travail, publié dans la revue Sleep Medicine, a été mené auprès de 54 adultes souffrant de troubles du sommeil et de troubles cognitifs légers ; deux symptômes fréquemment observés au stade précoce de la maladie d’Alzheimer. Selon les auteurs de l’étude, il s’agit d’un groupe de personnes à haut risque de développer la maladie.

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  • D’après les résultats, les participants qui déclaraient prendre quotidiennement au moins 5 000 Unités internationales (UI, soit 125 microgrammes) de vitamine D par jour ont obtenu un score supérieur de plus de 13 % au Montreal Cognitive Assessment (MoCA), un test fréquemment utilisé pour mesurer les capacités de mémoire et de réflexion, par rapport à ceux qui n’en prenaient pas, même après la prise en compte d’autres facteurs susceptibles d’influencer les résultats (âge, sexe, indice de masse corporelle/IMC, type de vitamine D et niveau d’éducation).Photo Adobe Stock

    D’après les résultats, les participants qui déclaraient prendre quotidiennement au moins 5 000 Unités internationales (UI, soit 125 microgrammes) de vitamine D par jour ont obtenu un score supérieur de plus de 13 % au Montreal Cognitive Assessment (MoCA), un test fréquemment utilisé pour mesurer les capacités de mémoire et de réflexion, par rapport à ceux qui n’en prenaient pas, même après la prise en compte d’autres facteurs susceptibles d’influencer les résultats (âge, sexe, indice de masse corporelle/IMC, type de vitamine D et niveau d’éducation).

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  • En dessous de 5 000 UI journalières, les scores ne présentaient pas de différences significatives par rapport aux participants qui ne prenaient pas de vitamine D. Notons que 5 000 UI/ jour de vitamine D est une très forte dose puisqu’en France la dose journalière recommandée chez l’adulte est de 15 µg par jour, soit 600 UI.Photo Adobe Stock

    En dessous de 5 000 UI journalières, les scores ne présentaient pas de différences significatives par rapport aux participants qui ne prenaient pas de vitamine D. Notons que 5 000 UI/ jour de vitamine D est une très forte dose puisqu’en France la dose journalière recommandée chez l’adulte est de 15 µg par jour, soit 600 UI.

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La vitamine D comme moyen de lutte contre le déclin cognitif ? C’est ce que suggère une récente étude de la Nell Hodgson Woodruff School of Nursing à l’Université Emory (Etats-Unis). Ce travail, publié dans la revue Sleep Medicine, a été mené auprès de 54 adultes souffrant de troubles du sommeil et de troubles cognitifs légers ; deux symptômes fréquemment observés au stade précoce de la maladie d’Alzheimer. Selon les auteurs de l’étude, il s’agit d’un groupe de personnes à haut risque de développer la maladie.

D’après les résultats, les participants qui déclaraient prendre quotidiennement au moins 5 000 Unités internationales (UI, soit 125 microgrammes) de vitamine D par jour ont obtenu un score supérieur de plus de 13 % au Montreal Cognitive Assessment (MoCA), un test fréquemment utilisé pour mesurer les capacités de mémoire et de réflexion, par rapport à ceux qui n’en prenaient pas, même après la prise en compte d’autres facteurs susceptibles d’influencer les résultats (âge, sexe, indice de masse corporelle/IMC, type de vitamine D et niveau d’éducation).

En dessous de 5 000 UI journalières, les scores ne présentaient pas de différences significatives par rapport aux participants qui ne prenaient pas de vitamine D. Notons que 5 000 UI/ jour de vitamine D est une très forte dose puisqu’en France la dose journalière recommandée chez l’adulte est de 15 µg par jour, soit 600 UI.

La vitamine D, un rôle dans la régulation du sommeil  

Les chercheurs ont également constaté que les résultats positifs se vérifiaient qu’il s’agisse de vitamine D2 (issus des plantes ou des champignons), ou de vitamine D3 (synthétisée par l’organisme lors d’une exposition au soleil ou apportée par la consommation de viande). Pour rappel, la vitamine D est un nutriment essentiel au bon fonctionnement des muscles et du système nerveux.

Elle joue aussi un rôle dans la qualité du sommeil et la régulation des cycles veille-sommeil. Alors que les troubles du sommeil sont fréquents chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, les chercheurs estiment qu’il pourrait y avoir une réciprocité entre troubles du sommeil et déclin cognitif : un mauvais sommeil pourrait favoriser le déclin cognitif, tandis que les troubles cognitifs pourraient eux-mêmes perturber le sommeil.

« Chez les personnes âgées présentant à la fois des troubles du sommeil et des troubles cognitifs légers, il pourrait s’agir d’une fenêtre d’intervention essentielle, à un moment où les changements cognitifs commencent à apparaître, mais où il est encore possible de soutenir la santé cérébrale, explique dans un communiqué de l’University Emory Victoria Pak, auteure principale de l’étude. Identifier des facteurs accessibles et modifiables, comme la prise de compléments de vitamine D, dès les premiers stades du déclin cognitif, pourrait devenir de plus en plus important, notamment alors que le nombre de cas de maladie d’Alzheimer continue d’augmenter. »

Selon le communiqué, si les carences en vitamine D ont déjà été associées aux troubles du sommeil, c’est la première fois qu’elles sont associées aux troubles cognitifs. Toutefois, il s’agit pour l’heure d’une piste à explorer et non pas d’une preuve qu’une supplémentation à haute dose permette de prévenir ou ralentir la maladie d’Alzheimer.

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