NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La fondatrice du Parc botanique À fleur d'eau de Rouyn-Noranda, Julienne Mercier Cliche, est décédée le 13 octobre, à l'âge de 93 ans. Sa famille et la communauté se souviendront d'une femme tenace, qui a mené à bout de bras le projet de création de cette oasis situé en plein centre-ville.
Née en 1933 à Saint-Samuel du lac Drolet, en Estrie, Julienne Mercier est arrivée en Abitibi à l'âge de trois ans, venue s'installer à Mont-Brun avec sa famille. Elle épousera Patrice Cliche et le couple aura six enfants.

Patrice et Julienne Cliche ont travaillé pendant 10 ans à transformer un terrain vague en parc botanique, en plein centre-ville de Rouyn-Noranda.
Photo : Gracieuseté de la famille Cliche
Julienne Mercier Cliche a d'abord travaillé dans des magasins, dont la boutique Kresge de Rouyn-Noranda, et était reconnue comme une très bonne vendeuse, selon son fils Gaétan. Elle devient un jour employée du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue et découvre le Club des Pouces verts et la serre du collège.
Si la fin de semaine, il n'y avait personne de disponible pour faire l'arrosage des plants, ou encore pendant le temps des vacances, elle a dit : "Je vais m'occuper de ça. En contrepartie, s'il y a moyen d'arranger ça, je pourrais faire pousser des fleurs dans votre serre." Tu t'imagines que chez nous, un moment donné, on s'est retrouvés avec une quantité de fleurs incroyable. Le premier parc botanique, c'était chez nous!, se remémore Gaétan Cliche.

La maison de l'avenue Dallaire est devenue le terrain de jeu de Julienne Mercier Cliche, passionnée d'horticulture.
Photo : Gracieuseté de la famille Cliche
Julienne Mercier Cliche développe une réelle passion pour l'horticulture. Autodidacte, elle collectionne non seulement les fleurs, mais aussi les ouvrages sur le sujet. Au milieu des années 1980, elle développe le rêve d'embellir le terrain vague en face de la maison familiale, sur l'avenue Dallaire.
À l'époque, le champ servait surtout de terrain de baseball aux enfants du quartier, ou de piste de motoneige l'hiver. Des carcasses de voitures y jonchaient, se souvient Gaétan Cliche. Qu'à cela ne tienne, son père Patrice a planté des arbres en pleine glaise. Plus de 30 ans plus tard, leur fils, technologue forestier, est forcé d'admettre que ce qu'il jugeait alors comme un échec annoncé a plutôt été un succès.

Gaétan Cliche, le fils de Julienne Mercier Cliche, devant le pavillon qui porte le nom de sa mère au Parc botanique À fleur d'eau.
Photo : Radio-Canada / Marie-Hélène Paquin
Ça n'a pas été simple, soutient Gaétan Cliche. À l'époque, le conseil municipal n'avait pas accepté son projet. Malgré les obstacles, le couple se retrousse les manches et continue son travail, réussissant à rallier la communauté, tant les bénévoles que les commanditaires. La municipalité se range aussi derrière le projet éventuellement.
Julienne Mercier Cliche a même mobilisé des citoyens sur l'aide sociale, des accusés condamnés à faire des travaux communautaires ou des jeunes de la Maison Rouyn-Noranda. L'effort de verdissement du parc botanique a par ailleurs fait l'objet d'un documentaire de l'Office National du Film (ONF), Les quatre cavaliers de l'apocalypse, en 1990.
Après une dizaine d'années, Julienne Mercier Cliche s'est retirée de l'entretien du parc, mais sa fille Suzanne y a œuvré pendant un bon moment. Un organisme indépendant a éventuellement pris la relève et gère aujourd'hui le parc botanique et le jardin géologique. Le Parc Édouard accueille toujours des enfants chaque été.
La fondatrice se mettra plus tard à l'écriture, publiant trois livres : La naissance d'un jardin nordique « À fleur d'eau » inc., Le rêve de la fille du Nord et Plongeon dans les mémoires d'une arrière-grand-mère. Elle cumulera les mentions d'honneur et marques de reconnaissance, dont son nom qui se retrouve sur le pavillon d'accueil du parc botanique.
Le lundi 19 octobre, le conseil municipal lui a rendu hommage à travers un discours de la conseillère municipale Sylvie Turgeon. Merci, Mme Cliche, d'avoir cru en ce rêve. Par votre dévouement, votre persévérance, votre sens de l'organisation, tout cela nous a permis d'embellir notre ville. C'est un legs inestimable, a-t-elle entre autres mentionné, émue.
Les funérailles de Julienne Mercier Cliche seront célébrées le 14 novembre à la cathédrale St-Joseph de Rouyn-Noranda.


3 hour_ago
40



























.jpg)






French (CA)