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Une semaine après sa dernière descente sur le terrain, le ministre des Travaux publics est retourné sur la route Edéa-Douala le 30 septembre dernier. Emmanuel Nganou Djoummessi voulait vérifier si ses instructions avaient été suivies. Verdict, des améliorations sont visibles aussi bien au niveau de la chaussée qu’au niveau de la fluidité de la circulation sur cette portion stratégique de la Nationale n°3.
Quatre points d’arrêt pour mesurer l’avancement
Le ministre a marqué quatre arrêts sur l’itinéraire pour évaluer concrètement l’état des travaux. Au péage d’Edéa d’abord, où l’entreprise poursuit le traitement de la chaussée au 0/31,5 amélioré au ciment, un mélange de granulats concassés destiné à renforcer la structure de la voie. Le but, c’est simple, améliorer les conditions de circulation qui posaient question depuis des mois.
À Sikoum, le site du poste de péage automatique est déjà approvisionné en moellons. On attend toutefois le démarrage des travaux lourds à cet endroit précis. Et à la Dibamba, l’entreprise adjudicataire procède à une reprise complète de la structure de la chaussée, un chantier visiblement plus avancé que les autres.
Les équipes de l’entreprise China First Highway Engineering Company Cameroun (CFHEC) évoluent dans le traitement d’appoint arrêté sur les zones identifiées, renseigne-t-on au ministère des Travaux publics. L’entreprise a présenté les méthodes de traitement définitif au ministre. Au 30 septembre, elle avait achevé la première phase d’interventions, qui porte sur les traitements en urgence, par bouchage de nids-de-poule, dégagement des voies d’assainissement et renforcement entre autres.
Le ministre veut accélérer la cadence
Difficile de ne pas y voir une forme d’impatience chez le ministre, qui a invité l’entreprise à accélérer la première phase et à consolider les différentes méthodes de traitement, en fonction des dégradations relevées, afin de préparer le démarrage des travaux définitifs. Une semaine entre deux visites, ça en dit long sur la pression mise sur ce chantier.
Il a en outre encouragé l’entreprise à maintenir le rythme actuel. Le chiffre fait mal quand on sait combien d’automobilistes empruntent quotidiennement cet axe entre Edéa et Douala, poumon économique du pays. Cette route reste l’une des plus fréquentées du Cameroun, reliant le port de Douala aux zones de production du Littoral.
Reste que rien ne confirme à ce stade la date exacte de démarrage des travaux définitifs sur l’ensemble du tronçon. Les équipes de CFHEC semblent avancer méthodiquement, mais la patience des usagers, elle, s’amenuise à chaque saison des pluies. C’est un chantier suivi de près, et les prochaines semaines diront si les engagements pris tiennent la route, c’est le cas de le dire.
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Laurent Diby
Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais. Email: [email protected]


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