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La riposte américaine aux contre-tarifs canadiens est arrivée mardi soir avec, au menu, l’interdiction d’importer différents produits canadiens aux États-Unis à compter du 29 septembre, mais son impact sur le vin pourrait être limité en Colombie-Britannique.
Parmi ces produits, une longue liste d’alcools canadiens, tels que la bière et le vin. Un message clair envoyé aux provinces canadiennes qui, pour la majorité, ont banni les alcools américains de leurs rayons depuis l’an dernier.
En août, la question du retour de l’alcool américain dans les rayons a d’ailleurs été abordée entre Mark Carney et les provinces dans l'espoir de faire avancer les négociations avec Washington.
Impacts limités sur la côte ouest

Le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, lors d'une conférence de presse organisée à Victoria, le mardi 8 septembre 2026.
Photo : La Presse canadienne / Chad Hipolito
Le premier ministre de la Colombie-Britannique a été clair : l’interdiction des alcools américains va se poursuivre.
En Colombie-Britannique, les mesures américaines risquent d’affecter près de 1 million de dollars d’exportations de vin, un impact financier pas énorme, estime Jeff Guignard, président de l'Association des producteurs de vin de la province.
La Colombie-Britannique n'exporte pas beaucoup de vin vers les États-Unis.
Cependant, la riposte de Donald Trump constitue quand même un précédent dangereux, ajoute-t-il, car le partenariat économique avec nos voisins américains en est un de longue date.
Des petites entreprises ont passé des années à nouer des relations avec des importateurs, des détaillants et des restaurants et elles se sont vu claquer la porte au nez. Les États-Unis leur font comprendre qu’ils ne veulent pas de leurs produits.
Selon lui, l’avenir de l’industrie vinicole canadienne ne se décidera pas à Washington.

Le président américain, Donald Trump, le 8 septembre 2026, à Washington
Photo : Getty Images / Andrew Harnik
Il est temps de faire tomber toutes les barrières provinciales et de nous concentrer sur ce que nous pouvons faire ici, explique Jeff Gignard. Nous avons déjà retiré les produits américains de nos rayons. Redoublons d’efforts dans ce sens.
C’est triste pour l’industrie et catastrophique pour les sociétés qui ont un modèle d’affaires basé sur l’exportation vers les États-Unis [...] Mais nous avons de bons produits ici, autant leur faire de la place, indique Laurent Lafuente, consultant en vins et spiritueux.
Selon Statistique Canada, les importations canadiennes de boissons alcoolisées en provenance des États-Unis se sont chiffrées à 1 milliard de dollars en 2024-2025. Les exportations canadiennes vers les États-Unis se sont, elles, élevées à 1,4 milliard de dollars.
Avec des informations de Wildinette Paul et de CBC News


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