Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Effusion de chagrin à l’audience sur la peine du meurtrier du cinéaste Reeyaz Habib

4 hour_ago 14

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Les proches du réalisateur torontois Reeyaz Habib ont témoigné dans la douleur à l’audience sur la détermination de la peine de son meurtrier mercredi. Khoa Tran a été reconnu coupable en juin dernier de meurtre non prémédité et sa femme, Quynh Nguyen, de complicité après les faits et d’outrage à un cadavre. La Couronne a réclamé deux peines exemplaires contre le couple d’origine vietnamienne.

Le procès avait montré que Reeyaz Habib se plaignait souvent du barbecue des accusés, qui vivaient sous son appartement, et qu’il le faisait savoir à tout le voisinage du complexe immobilier de Liberty Village à Toronto.

Le barbecue n’était toutefois pas le seul objet de leur mésentente avec le réalisateur, parce que Reeyaz Habib accusait ses voisins d’héberger illégalement une amie qu’ils faisaient passer pour leur cousine.

Quynh Nguyen et Khoa Tran.

Khoa Tran était accusé de meurtre non prémédité et sa femme, Quynh Nguyen, de complicité après les faits et d’outrage à un cadavre relativement à la mort du cinéaste Reeyaz Habib. (Photo d’archives)

Photo : Facebook

La Couronne a prouvé que Khoa Tran avait tué le réalisateur dans la nuit du 6 juin 2023 avec un extincteur après l’avoir pourchassé dans sa résidence dont il avait la clef, parce qu’il l’avait menacé de les faire expulser pour des infractions aux règlements sur les barbecues et les sous-locations.

Le corps de la victime de 53 ans avait été retrouvé dans un compacteur à déchets de leur complexe immobilier.

Témoignages de la famille

La mère du cinéaste, Malekhanu Habib, a fait lire par la Couronne sa déclaration sur l’impact que le meurtre de son fils a eu sur elle. La femme de 86 ans affirme qu’elle a donné vie à son fils, qu’elle l’a vu grandir et qu’elle l’a aimé toute sa vie.

Lorsqu’il a cessé de répondre à mes appels, j’ai su que quelque chose n’allait pas, dit-elle, comme si elle avait eu une prémonition. J’ai alors reçu la nouvelle, je me suis effondrée, je suis devenue malade, poursuit-elle.

Mme Habib ajoute qu’elle ne comprend toujours pas la raison pour laquelle on s’en est pris à son fils de la sorte.

Je ne sais pas comment je vais faire pour survivre à mon fils, ses étreintes, son visage, sa voix et ses rires me manquent terriblement, conclut-elle.

Un complexe de logements en copropriété dans Liberty Village à Toronto.

Reeyaz Habib habitait au 26, rue Western Battery, dans ce complexe de logements en copropriété ; Khoa Tran et Quynh Nguyen vivaient dans l’appartement en dessous du sien. (Photo d’archives)

Photo : Google Maps

La sœur cadette du réalisateur, Salima Habib, affirme que sa mort a une portée bien plus grande que l’impact qu’elle a eu sur sa famille, mais aussi sur l’industrie du film, sa communauté et la société qu’il était prêt à servir.

Mme Habib a décrit son frère comme un citoyen du monde, un intellectuel, un homme ambitieux, curieux, créatif, artistique et talentueux.

Elle a ensuite expliqué dans des termes attendrissants la façon dont son frère avait sacrifié sa vie en retournant en Alberta pour s’occuper de son père atteint d’une maladie neurologique.

14 mois après la mort de notre père, il mourait à son tour, ce fut une période très difficile, dit-elle.

Une nièce, Bianca, et ses cousines ont parlé du cinéaste comme un mentor et un modèle exemplaire dans leur vie, tout en s’interrogeant sur le sens de sa mort.

Une façade de logements en rangée dans Liberty Village à Toronto.

Les accusés et la victime habitaient dans des logements en rangée semblables à ceux-là, mais aux numéros 217 et 218. (Photo d’archives)

Photo : Google Maps

Les amis de la victime n’étaient pas en reste. Tous ont vanté ses qualités de loyauté, de générosité et d’ouverture d’esprit. Ils l’ont décrite comme un bourreau de travail, un génie de la création.

Le moment le plus douloureux est survenu lorsque son ami Patrick Smith, en larmes, a vanté les qualités de son ami. Il était animé par l’inspiration et la détermination, je l’ai toujours aimé, dit-il en pleurs.

Il affirme que la mort de son ami a eu un impact considérable sur sa santé physique et mentale, sa carrière dans l’industrie de la télévision et ses finances.

Je fais des cauchemars, je souffre d’anxiété et j’ai dû cesser de travailler, poursuit-il.

Un entrée de garage souterrain dans un complexe de logements en copropriété.

L’entrée du garage souterrain du complexe de logements en copropriété dans lequel se trouvait le compacteur à ordures dans l’aire réservée aux déchets. (Photo d’archives)

Photo : Google Maps

Il m’est impossible de tourner la page, sa mort m’a anéanti et mon chagrin est insurmontable, souligne-t-il en déclarant qu’il était en thérapie. Je vis dans une peur irrationnelle de confronter des étrangers.

M. Smith a ensuite lu une lettre qu’il a écrite au cinéaste, en disant qu’il ne se passait pas un jour sans qu’il ne pense à lui.

Je fais tout mon possible pour honorer ta vie et tes accomplissements, lui déclare-t-il. J’ai l’impression de t’avoir laissé tomber.

Il était tellement inconsolable que la procureur Anna Tenhouse a dû finir de lire sa déclaration à sa place. Tu étais une étoile prête à laisser ta marque dans l’industrie, mais elle s’est éteinte subitement, conclut-il.

Réquisitoire de la Couronne

Khoa Tran a déjà écopé d’une peine à perpétuité, mais il reste à fixer la date à laquelle l’individu de 36 ans sera admissible à une libération conditionnelle.

La Couronne n’a réclamé aucune libération avant 18 ans pour refléter la gravité du crime et la culpabilité morale du meurtrier.

Le procureur Nathaniel Smith rappelle que Khoa Tran a été impitoyable, que son meurtre était calculé même s’il a été reconnu coupable de meurtre non prémédité par le jury à son procès.

Il a fait croire que sa victime était encore en vie en utilisant la clef magnétique du garage souterrain, rappelle-t-il.

Une illustration judiciaire du procès.

La procureure Anna Thenhouse demande à son confrère, le procureur Nathaniel Smith, de projeter sur écran un texto de l’accusé à la victime. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

Il retient de nombreux facteurs aggravants pour réclamer un châtiment sévère, comme la nature et la violence du crime, l’impact du meurtre sur les proches et la communauté ; la vulnérabilité du cinéaste qui a été surpris dans la nuit dans le confort de son foyer où il était en droit d’être en sécurité et la conduite du meurtrier après le meurtre.

Le procureur Smith retient très peu de facteurs atténuants, soit l’absence d’antécédents judiciaires, son jeune âge et son employabilité.

Il conclut que Khoa Tran ne souffre d’aucune maladie mentale ni d’aucune dépendance à l’alcool ou aux drogues, qui auraient pu expliquer son geste.

Une illustration judiciaire du procès.

Khoa Tran, 36 ans, a été reconnu coupable du meurtre non prémédité du cinéaste torontois Reeyaz Habib. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

La Couronne a ensuite requis une peine de quatre à six ans contre la complice du meurtrier à cause de son implication sérieuse, son interférence dans l’enquête policière et le haut degré de sa culpabilité morale.

Me Smith a pris en compte de nombreux facteurs aggravants, comme le fait que Quynh Nguyen a créé un alibi de toutes pièces pour protéger son mari, qu’elle a induit en erreur les policiers et qu’elle a aidé son conjoint à emballer le corps de la victime dans des couvertures en ficelant le paquet avec du ruban adhésif.

Il n’existe en outre aucune preuve qu’elle ait été forcée d’agir sur les ordres de son mari, ajoute-t-il en précisant que sa participation n’était pas spontanée, mais bien calculée.

Elle était une complice à part entière, conclut-il.

Plaidoyer des deux défenses

L’avocat du meurtrier, Liam O’Connor, en a appelé à la clémence du juge, en lui demandant une peine de prison à vie sans droit de libération conditionnelle avant 12 ou 13 ans contre son client.

Tout son plaidoyer repose sur le fait que l’action de son client ne lui ressemble pas du tout et qu’il s’agit d’un coup de malchance inattendu.

Il arrive parfois que de bonnes personnes commettent l’irréparable, mon client est un homme bon et ne laissez pas son crime le définir pour le reste de ses jours, déclare-t-il.

Me O’Connor a résumé la vie de son client depuis sa naissance au Vietnam, le départ de sa famille au Canada, où son père, docteur, et sa mère, infirmière, n’ont jamais pu travailler dans leur domaine en s’installant en Alberta.

L’avocat a rappelé que la mort de la grand-mère de son client, atteinte de démence, a eu un profond impact sur lui, au point qu’il a étudié à la maîtrise en neuroscience à l’Université de Guelph.

Une illustration judiciaire du procès.

L’avocat Liam O’Connor interroge son client, Khoa Tran, sous le regard du juge Kenneth Campbell de la Cour supérieure de l’Ontario. Quynh Nguyen est assise à gauche à côté de osn avocat, Tyler Smith. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

Me O’Connor a présenté des lettres de soutien de la famille Tran et de ses amis d’enfance, qui ont notamment vanté l’abnégation, la générosité et la sollicitude du meurtrier.

Il a rappelé que la cause de la mort du cinéaste n’avait pas été prouvée avec certitude, laissant entendre que la victime est morte de plusieurs blessures, ce qui ne signifie pas que son client avait l’intention de le tuer.

En ce sens, le châtiment que réclame la Couronne contre son client est trop sévère et disproportionné par rapport à la gravité du crime.

Une libération conditionnelle dans 12 ou 13 ans doit permettre d’envoyer un message selon lequel mon client peut réintégrer la société sans danger pour autrui et que ses possibilités de réintégration sont bonnes, conclut-il.

Une illustration judiciaire du procès.

Le juge Kenneth Campbell préside la cause. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

L’avocat de la complice, Tyler Smith, a demandé une peine de deux ans avec sursis à purger à résidence dans de strictes conditions et trois ans de probation.

MSmith explique que la peine qui sera infligée à sa cliente aura des conséquences sur son statut de résidente permanente au Canada. Ne la privez pas de son statut de résidente, dit-il.

Il invite le juge à suspendre la condamnation pour complicité et à ne la punir que pour outrage à un cadavre.

Il rappelle qu’un candidat à l’expulsion au Canada ne peut en appeler d’une décision des autorités de l’immigration si elle est condamnée à une peine sévère au criminel.

Une illustration judiciaire du procès.

L’avocat Tyler Smith et sa cliente Quynh Nguyen. (Photo d’archives)

Photo : Radio-Canada / Pam Davies

Sans refaire le procès, l’avocat rappelle en outre que sa cliente n’a jamais été observée dans l’appartement de la victime ni dans le garage souterrain où se trouvait le compacteur à déchets.

Le juge l’interrompt toutefois en lui rappelant que les empreintes digitales de la femme ont été retrouvées sur le ruban adhésif qui a servi à empaqueter le corps.

Mais à quel moment? Ses empreintes auraient pu s’y trouver depuis longtemps, répond-il.

Me Smith souligne que sa cliente est une bonne personne, qu’elle est enjouée et positive et a toujours obéi aux lois.

Elle n’a joué qu’un rôle secondaire et elle a agi bien plus par panique pour aider son mari, mentionne-t-il.

Khoa Tran.

Khoa Tran dans un parc de Toronto à une date indéterminée.

Photo : Instagram

Avant d’ajourner l’audience, le juge a demandé au couple s’il avait quelque chose à ajouter.

Khoa Tran a déclaré qu’on lui avait conseillé de ne rien dire et qu’il ne pouvait rien dire compte tenu de sa décision de porter en appel le verdict de culpabilité.

Quynh Nguyen a pour sa part déclaré en s’adressant à la famille de la victime qu’elle était désolée de ce qui était arrivé, mais que l’événement avait aussi eu un impact désolant sur sa vie.

La sentence sera rendue le 26 octobre prochain.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway