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Mohammed al-Jadaan, qui assure la présidence de l’un des organes de décision du FMI, a réagi aux annonces de Donald Trump sur le déblocage du passage qui ferme de golfe Persique.
Passer la publicité Passer la publicitéC’est avec une grande prudence que le ministre saoudien des Finances, Mohammed Al-Jadaan a réagi, vendredi à Washington, aux annonces de Donald Trump sur la réouverture du détroit d’Ormuz après sept semaines de guerre.
Le ministre saoudien participe aux assemblées de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale dans la capitale américaine, depuis le début de la semaine. Il préside le comité monétaire et financier international (CMFI), un conseil de 24 membres, ministres et gouverneurs de banques centrales, qui supervise les activités du FMI. À l’issue de la réunion de cette instance, Mohammed Al-Jadaan a répondu aux questions de la presse.
«La situation est fragile», a commenté le ministre saoudien, tout en accueillant positivement «tout signe de désescalade». Tout en prenant acte de la détente des marchés financiers, il a affirmé que «ce qui me donnerait du réconfert, c’est si le marché physique bouge, si les compagnies d’assurance assurent à un prix raisonnable.» Refusant de livrer des détails sur les dégâts sur les infrastructures énergétiques de son pays et de ses voisins du Golfe, il a admis que «des pays auront besoin de temps pour rétablir leur production».
À ses côtés, Kristalina Georgieva, la directrice générale du FMI a évoqué les pays qui ont discuté cette semaine d’une possible aide financière pour faire face à la crise énergétique. D’éventuels nouveaux programmes de soutien seraient «surtout en Afrique». Les enveloppes de l’aide cumulée, évoquées depuis la semaine dernière, pourraient représenter entre 20 et 50 milliards de dollars. Le FMI va se concerter dans les prochains jours avec la Banque mondiale pour départager les soutiens venant du FMI (des prêts) de ceux venant de la Banque (des subventions).
Kristalina Georgieva et Mohammed al-Jadaan ont par ailleurs salué «le retour du Venezuela dans la famille du FMI». Le pays sud-américain, dont le président, Nicolas Maduro, a été capturé par les forces américaines, a renoué avec le Fonds. Sa directrice évoque la possiblité d’un «programme de soutien financier».


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