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Sympathique concert dominical avec Avi Avital

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L’ensemble I Musici de Montréal fêtait son retour au Festival de Lanaudière, dimanche, avec un concert mettant en vedette le mandoliniste Avi Avital. L’impeccable format de la proposition musicale a séduit les festivaliers.

Ce fut une excellente formule : un soliste international amenant un ensemble d’ici dans un lieu qui ne l’avait pas accueilli depuis plusieurs années pour un programme de détente musicale correspondant exactement aux besoins de divertissement culturel et musical d’un dimanche après-midi en pleine nature.

Le mandoliniste vedette de la Deutsche Grammophon, Avi Avital, devait se produire à Lanaudière en 2019, aux dires de Renaud Loranger, le directeur artistique du festival. Voici donc sept ans plus tard un soliste qui n’a rien perdu de son brio et de sa faconde.

Premier plan

Les premiers instants du concert nous ont fait très peur. La mandoline, instrument peu sonore, avait été amplifiée. Mais dans les premières mesures du Concerto BWV 1056 de Bach, le soliste avait autant de volume que tout l’orchestre réuni.

Alors que la soirée Charpentier de la veille était parfaitement balancée à tous égards, nous étions inquiets de voir dérailler quelque chose de beaucoup plus simple. Les choses se sont placées assez vite. Soit que les corrections ont été rapides, soit que l’oreille s’habitue à tout, soit les deux. Tout de même, ceux qui étaient venus entendre I Musici avec un soliste en ont été pour leur frais : c’était un « show » d’Avi Avital, avec I Musici faisant de la décoration sonore derrière.

Une fois que l’on acceptait cela, que l’on n’attendait pas des fulgurances ou des accents particuliers de la part de l’orchestre de chambre montréalais, mais plutôt un cadre adapté, professionnel et compétent, tout était parfaitement satisfaisant.

Mis ainsi en lumière, Avi Avital a assuré le concert en jouant du début à la fin, avec une première partie baroque, allant d’une transcription du Concerto BWV 1056 de Bach à Vivaldi pour déboucher sur le Napolitain Paisiello, et une seconde partie consacrée au folklorisme dans le répertoire du XXe siècle. Après les inévitables Danses populaires roumaines de Béla Bartók, ce sont des compositions inspirées par le folklore géorgien (Sulkhan Tsintsadze) et le klezmer (Gil Aldema) qui débouchaient sur la Danse espagnole de La vie brève de Manuel de Falla.

À partir des miniatures de Tsintsadze, le public s’est mis à applaudir après chaque « chanson », ce qui accentuait le côté vignettes un peu « cartes postales » de cette partie, en détruisant le flux musical et la perception des variations de climats. En tout cas, Sulkhan Tsintsadze a été la révélation de l’après-midi, ses œuvres recevant un accueil des plus chaleureux. C’est d’ailleurs l’une d’elles qu’Avital et I Musici ont reprise en rappel.

Tout (Bach, De Falla) ne se prêtait pas de la même manière et idéalement à la mandoline dans ce programme. Mais il fut très plaisant et assurément personne n’a regretté d’être allé le voir.

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