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Plusieurs pigeons sont morts empoisonnés à Halifax, en Nouvelle-Écosse, où un puissant avicide a été banni il y a plus d'une décennie.
Hope for Wildlife, un organisme à but non lucratif qui se consacre à la réhabilitation des animaux blessés ou malades, a été incapable de sauver la majorité d’entre eux.
On sait immédiatement quand du poison a été répandu, particulièrement en ville, parce que notre téléphone se met à sonner sans arrêt, a déclaré en entrevue la fondatrice de l’organisme, Hope Swinimer.
Des gens nous disent avoir vu des pigeons qui avaient un comportement étrange, par exemple en rejetant la tête en arrière et en regardant le ciel, ou en ayant des convulsions ou des crises, explique-t-elle.

Hope Swinimer, de l'organisme Hope for Wildlife, spécialisé dans la réhabilitation des animaux sauvages, à Seaforth en Nouvelle-Écosse. (Photo d'archives)
Photo : CBC / David Laughlin
Plusieurs oiseaux en détresse aperçus à Halifax ont été amenés au refuge, situé à Seaforth.
Les pigeons avaient dans leur organisme des grains de maïs imprégnés de poison, indique Hope Swinimer.
Tous, sauf deux, sont morts.
Un poison illégal contre les oiseaux
La nature exacte du poison utilisé n’est pas connue. Elle sera déterminée par des analyses en laboratoire.
En 2015, la Municipalité régionale d’Halifax a banni sur son territoire l’avicide Avitrol, utilisé pour tuer les oiseaux en agissant sur leur système nerveux central, causant des convulsions pendant plusieurs heures.
Bien que son fabricant affirme que son usage est une manière de tuer les oiseaux sans cruauté, plusieurs juridictions et spécialistes de la faune ont conclu que c’est faux.
Avitrol est interdit à plusieurs endroits en Europe, dont le Royaume-Uni, ainsi que par les villes de New York, San Francisco et London, en Ontario — où la mort de plusieurs pigeons a néanmoins été liée à ce poison illégal en 2020.

Kara Warren, une résidente d'Halifax, a alerté Hope for Wildlife après avoir observé des pigeons en détresse.
Photo : CBC
Kara Warren, une résidente d’Halifax, est une des personnes ayant constaté que quelque chose n’allait pas avec un pigeon qu’elle a croisé.
J'ai cru au départ qu'il avait foncé dans une fenêtre, parce qu'il était très léthargique, très bizarre, raconte-t-elle.

Les pigeons abondent en milieu urbain, car ils sont vraisemblablement les descendants des pigeons qui ont été domestiqués par l’humain pendant des siècles. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / Wah Ray Tsang
Il essayait clairement de s'envoler, mais ne pouvait pas. Il tournait en rond, poursuit-elle.
L’oiseau a ensuite vomi des grains de maïs devant elle. Amené chez Hope for Wildlife, ce pigeon est l’un de ceux qui n’a pas survécu.
Risque pour nos animaux domestiques
Hope Swinimer prévient ceux qui ont des animaux domestiques d’être prudents lors des promenades, et de les garder en laisse pour les empêcher de manger de la nourriture empoisonnée qui aurait pu être lancée sur les trottoirs ou dans les parcs.
Elle implore les citoyens de communiquer avec le ministère des Ressources naturelles s’ils soupçonnent que des poisons ont été répandus dans des lieux publics.

Hope Swinimer prévient ceux qui ont des animaux domestiques d’être prudents lors des promenades. (Photo d'archives)
Photo : Getty Images / Sergei Malkov
Deux des pigeons présentement soignés au refuge d’Hope for Wildlife doivent se remettre complètement de leur épreuve.
Ils vont réintégrer leur habitat naturel dès qu’ils seront prêts.

Un des deux pigeons qui doit survivre à l'empoisonnement et retourner dans la nature reprend du mieux au refuge d'Hope for Wildlife, à Seaforth, en Nouvelle-Écosse.
Photo : CBC
Bien que l’on ignore qui a répandu le poison qui a vraisemblablement tué ces oiseaux, Kara Warren déplore la situation. Il y a plusieurs façons prouvées d'éloigner les oiseaux, rappelle la résidente.
Les pigeons abondent en milieu urbain, car ils sont vraisemblablement les descendants des pigeons qui ont été domestiqués par l’humain pendant des siècles.
Ou bien apprenons à vivre avec. On est en ville, il y a beaucoup de pigeons. C'est comme ça, c’est pareil que dans la plupart des villes, déclare Kara Warren.
D’après le reportage de Celina Aalders, de CBC


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