Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Plus banale qu’un feuilleton du dimanche, moins innocente qu’une simple fiction : l’émission du 30 octobre 1938 a fait décrocher des téléphones dans toute l’Amérique

14 hour_ago 63

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Une émission de radio a suffi, le soir du 30 octobre 1938, à faire décrocher des standards téléphoniques dans plusieurs villes américaines, à vider des rues et à convaincre des familles entières de fuir avec des linges mouillés sur le visage. Ce soir-là, sur les ondes de CBS, Orson Welles dirige et narre une adaptation du roman de H. G. Wells, diffusée en direct à 20 heures dans le cadre de la série Mercury Theatre on the Air, restée tristement célèbre pour avoir convaincu une partie du public qu’une invasion martienne était réellement en cours. Le programme n’était pourtant qu’un divertissement d’Halloween. Mais la forme choisie allait brouiller la frontière entre fiction et actualité.

Le procédé tenait en une idée simple, presque perverse dans son efficacité. Welles expliquera plus tard avoir conçu une émission construite de telle sorte qu’une crise semble réellement se produire, dramatisée pour paraître être un événement réel plutôt qu’une simple pièce radiophonique ; le programme débutait par une reprise du roman actualisée, suivie d’un bulletin météo puis d’un orchestre de danse. Puis tout bascule. La musique est interrompue par un flash d’information annonçant d’étranges explosions sur Mars, avant que le programme n’enchaîne les intermèdes musicaux et des bulletins de plus en plus alarmants sur un vaisseau extraterrestre écrasé à Grover’s Mill, dans le New Jersey. Aucune pause publicitaire ne venait rappeler au public qu’il s’agissait d’une fiction : les deux premiers tiers de l’émission d’une heure prenaient la forme de bulletins d’information simulés, et le fait que Mercury Theatre soit un programme sans coupures publicitaires renforçait cette impression de réalisme.

À retenir

  • Une émission radiophonique diffusée le 30 octobre 1938 aurait terrorisé un million d’Américains — mais ce chiffre provient d’une étude biaisée
  • Les journaux auraient amplifié la panique pour affaiblir la radio, leur principal concurrent économique à l’époque
  • Les adaptations locales du même programme ont produit des conséquences bien plus graves, notamment une émeute en Équateur en 1949

Sommaire

  1. Des standards saturés, des routes bloquées
  2. La panique, une invention de la presse écrite ?

Des standards saturés, des routes bloquées

Certains auditeurs n’ont pas attendu la fin du bulletin pour réagir. Des auditeurs paniqués ont encombré les routes, se sont cachés dans des caves et ont chargé leurs armes ; dans un quartier de Newark, vingt familles se sont précipitées hors de chez elles avec des linges mouillés sur le visage pour se protéger du gaz martien, selon un article publié en une du New York Times le lendemain. D’autres se sont tournés vers ceux censés détenir la vérité officielle. Des milliers de personnes, persuadées d’être attaquées par des Martiens, ont submergé les rédactions de journaux ainsi que les standards de radios et de commissariats d’appels, demandant comment fuir leur ville ou se protéger des raids au gaz. Quelques cas de détresse physique ont même été rapportés : des dizaines d’adultes auraient nécessité un traitement médical pour choc et hystérie, même si, on le verra, ce chiffre sera plus tard mis en doute.

Le lendemain, l’affaire dépasse largement le cadre radiophonique. Dès le matin du 31 octobre, le visage et le nom de Welles, alors âgé de 23 ans, s’étalent en une des journaux d’un bout à l’autre du pays, accompagnés de titres évoquant la panique massive supposément provoquée par l’émission. Convoqué devant la presse, l’homme joue l’étonnement. Face à des dizaines de journalistes et de caméras d’actualités, chacun lui pose une variante de la même question : avait-il prévu, ou même simplement envisagé, que War of the Worlds plongerait son public dans la panique ? Une question qui le poursuivra toute sa vie, ses réponses évoluant au fil des décennies entre protestations d’innocence sincère et sourires entendus.

La panique, une invention de la presse écrite ?

Voilà pour le récit qu’On répète depuis près de quatre-vingt-huit ans. Mais les historiens des médias qui ont épluché les archives racontent une histoire nettement plus nuancée. Le chiffre le plus cité, celui d’un million d’auditeurs terrifiés, provient d’une étude conduite par le psychologue de Princeton Hadley Cantril. Or cette étude reposait sur un rapport bâclé, compilé six semaines après les faits et déjà biaisé par le tapage de la presse : un sondage tainté par la publicité sensationnaliste des journaux, sur la base duquel Cantril a estimé qu’un million d’auditeurs avaient été « effrayés », un chiffre jugé impossible au regard de toute autre mesure connue de la taille de l’audience, Cantril ayant en outre commis l’erreur de confondre « effrayé », « troublé » ou « excité » avec « paniqué ».

Le mobile de cette exagération tiendrait à une rivalité économique bien concrète. La radio avait siphonné les recettes publicitaires de la presse écrite pendant la Dépression, fragilisant durement l’industrie des journaux, qui a saisi l’occasion offerte par le programme de Welles pour discréditer la radio comme source d’information. Une hypothèse renforcée par le contexte : quelques semaines plus tôt, la radio avait damé le pion aux journaux sur la couverture de la crise de Munich. Les journaux considéraient alors la radio comme une rivale montante, et certains, agacés d’avoir été surclassés durant la crise de Munich, ont pu vouloir dénoncer l’irresponsabilité de cette diffusion, l’exagération de l’histoire pouvant s’interpréter comme la revanche de la presse écrite pour s’être fait doubler. Plus troublant encore : une équipe de chercheurs ayant tenté de vérifier les affirmations de journaux d’époque sur des hôpitaux ayant traité des patients en état de choc à cause de l’émission a découvert que ces affirmations étaient fausses.

Faut-il pour autant nier toute réaction de peur ? Les travaux les plus récents proposent une lecture équilibrée. De nombreuses personnes ont bel et bien été effrayées, au moins dans un premier temps, et l’hystérie rapportée par les journaux a existé dans une certaine mesure, mais plus probablement à l’échelle individuelle qu’à celle d’un mouvement collectif. Beaucoup de ceux qui avaient d’abord cru à l’invasion ont d’ailleurs rapidement vérifié l’information par eux-mêmes : nombre de personnes initialement dupées ont appelé leur journal local ou leur poste de police pour vérifier l’histoire et ont ainsi vite appris qu’il s’agissait d’une fiction. Une estimation plus mesurée avance qu’environ 20 % des auditeurs ont cru à une invasion réelle, ce qui représente moins d’un million de personnes sur les 32 millions d’Américains à l’écoute de la radio ce soir-là.

Le débat n’est pas qu’académique : ailleurs dans le monde, des adaptations locales du même canevas ont produit des effets bien plus violents que la version originale. En 1949 à Quito, en Équateur, une version locale du programme de Welles a réellement déclenché une panique, et lorsque la supercherie a été révélée, la peur s’est muée en émeute : la station de radio a été attaquée, causant l’équivalent aujourd’hui de 3,5 millions de dollars de dégâts et plusieurs morts. C’est aujourd’hui à des chercheurs comme les historiens des médias Jefferson Pooley et Michael Socolow, ou l’auteur A. Brad Schwartz, que revient la tâche de démêler, archives de police et bulletins de l’époque à l’appui, ce qui relève du fait avéré et ce qui n’est resté qu’une légende commode.

Sources : slate.com | history.com

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway