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« On ne peut pas parler de l’immigration sans parler des Autochtones »

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Jusqu'en décembre 2027, les visiteurs du Musée canadien de l’immigration, au Quai 21 d'Halifax, en Nouvelle-Écosse, pourront admirer une œuvre intitulée Bienvenue sur l’île de la Tortue.

Cette nouvelle installation en verre fusionné remplit une promesse du musée : de ne plus parler de l’histoire de l’immigration sans parler, d'abord, des Premières Nations.

L'œuvre est le fruit d'une collaboration entre les artistes Melinda Robertson, de la Première Nation anishinaabée de Lake Manitoba, et Shannon Monk, de la Première Nation anishinew de St. Theresa Point.

Bienvenue sur l’île de la Tortue rend hommage à la présence et aux migrations des peuples fondateurs qui ont sillonné l'Amérique du Nord, des millénaires avant l'arrivée d’Européens.

Une installation en verre fusionné sur laquelle on voit une représentation du Canada avec différents items.

«Bienvenue sur l’île de la Tortue» invite les visiteurs à réexaminer l’histoire migratoire en Amérique du Nord, bien avant la venue des «nouveaux arrivants».

Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet

Il existe une idée préconçue selon laquelle l'immigration commence avec les non-Autochtones, explique Shannon Monk. Pour nous, c'était important de rappeler que des gens ont vécu ici, des milliers d'années auparavant.

Elle précise que l'immigration n'est pas un concept nouveau, puisque les peuples fondateurs se déplaçaient.

Après l'exposition de l'artiste métis Tracey-Mae Chambers ces deux dernières années, le musée s'engage à continuer dans cette lignée.

Nous aurons toujours une intervention artistique autochtone ici. Nous l'espérons pour les 50, 100 prochaines années, pour toujours, assure Rebecca MacKenzie-Hopkins, gestionnaire de la programmation publique au Musée canadien de l’immigration.

À son avis, ce projet, et ceux à venir, sont essentiels. On ne peut pas parler de l'immigration sans parler des peuples autochtones, dit-elle.

Rebecca MacKenzie-Hopkins souligne que ce sont eux qui ont accueilli et aidé les premiers colons. C'est important pour tout le monde de savoir que [les Premières Nations] forment aujourd'hui des communautés dynamiques. L'histoire continue.

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