NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Au cours de cette année marquée par la perturbation des relations commerciales mondiales causée par les États-Unis, Vic Fedeli, le ministre du Développement économique, de la Création d’emplois et du Commerce de l’Ontario, a parcouru le monde à la recherche de nouveaux partenariats. Il s’est notamment concentré sur le secteur de la défense afin de stabiliser la situation pour les années à venir.
Les turbulences provoquées par les États-Unis sont loin d’être terminées, mais l’Ontario, à l’instar du reste du pays et d’une majeure partie du monde, cherche à se distancer de ce flot d’attaques quasi quotidien du président américain Donald Trump, indique Vic Fedeli lors d’une récente entrevue.
Partout dans le monde, la question est : comment pouvons-nous collaborer face aux États-Unis? Chaque matin, on se réveille avec une certaine appréhension, en consultant Twitter et en se demandant : "Quel nouveau cauchemar nous attend ce matin?"
M. Fedeli, surnommé officieusement le principal négociateur de l’Ontario, a visité 20 pays cette année afin de renforcer les liens existants de la province et d’en nouer de nouveaux.
Pour le ministre, l’année 2026 devrait ressembler à celle-ci, mais peut-être légèrement moins ambitieuse, précise-t-il.
Vingt pays, c’était beaucoup , soutient M. Fedeli. Nous devons laisser mûrir certains de ces projets et finaliser les accords qui sont actuellement en suspens. Nous voulons donc nous assurer de les conclure. Vous nous verrez davantage concentrés sur les pays où nous travaillons, et plus particulièrement sur le secteur de la défense, confirme-t-il.
M. Fedeli cherche à attirer de nouvelles productions étrangères dans la province et à faciliter l’ouverture de nouveaux marchés pour les fabricants ontariens du secteur de la défense. Il vise également à stimuler la production locale.
Algoma Steel pourrait bénéficier des démarches du ministre
Le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral entrevoient d’ailleurs une opportunité chez Algoma Steel, reconnaît-il. Une forte augmentation des dépenses de défense est prévue prochainement, notamment le plan Réarmer l’Europe de 1300 milliards de dollars de l’Union européenne, et d’importantes quantités d’acier seront nécessaires pour répondre à ces besoins, explique M. Fedeli.
Ils prévoient la construction d’une deuxième ligne de production de plaques d’acier et la fabrication de poutres en L pour les infrastructures, ajoute-t-il.

Le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral entrevoient une opportunité pour Algoma Steel avec le développement de l’industrie de la défense. (Photo d’archives)
Photo : La Presse canadienne / Nick Iwanyshyn
Nous collaborons avec le gouvernement fédéral et Algoma dans le cadre d’un partenariat tripartite afin de financer ces deux projets qui deviendront des ajouts permanents à Algoma et permettront de réembaucher de nombreux employés, affirme-t-il.
Algoma a récemment annoncé la suppression d’environ 1000 emplois en raison des tarifs douaniers américains qui l’obligent à remplacer ses fours à charbon par des fours à arc électrique. Cette décision a été vivement critiquée, notamment dû au fait que les gouvernements fédéral et ontarien lui avaient accordé 500 millions de dollars, une somme qui, aux dires les critiques, aurait dû s’accompagner de garanties d’emploi solides.

2:24
Selon le ministre ontarien, la province n’hésite pas à investir de nouveau dans l’entreprise.
Cet argent leur a permis de survivre , déclare-t-il. Honnêtement, ils n’existeraient tout simplement pas aujourd’hui sans cette injection de fonds.
Environ 300 entreprises ontariennes fabriquent des composants de défense, et M. Fedeli laisse entendre que d’autres annonces concernant le soutien provincial pourraient être faites au cours de la nouvelle année afin de les aider à développer leurs produits.
Les États-Unis toujours dans la mire des certaines entreprises ontariennes
L’entreprise Roshel, basée à Brampton en banlieue de Toronto, a récemment fait les manchettes à la suite d’une commande de 10 véhicules blindés par le Service de l’immigration et des douanes des États-Unis (ICE).
Amnesty International et Human Rights Watch, qui ont dénoncé de graves violations des droits de la personne, notamment la détention arbitraire, de la part de l’ICE, et certains défenseurs des droits de la personne estiment que l’entreprise Roshel ne devrait pas leur vendre ses produits.

M. Fedeli indique avoir constaté de visu, lors de salons de la défense, la popularité des produits de l’entreprise Roshel, située à Brampton, en banlieue de Toronto. (Photo d’archives)
Photo : La Presse canadienne / Justin Tang
Le premier ministre Doug Ford leur a apporté son soutien, tout comme M. Fedeli, souligne avoir constaté de visu, lors de salons de la défense, la popularité de leurs produits.
Les sociétés minières, dont Juno Corp., convoitent l’armée américaine, un client clé dépendant des minéraux critiques.
M. Fedeli espère que ces minéraux pourront être traités en Ontario grâce à un fonds de 500 millions de dollars dédié au traitement des minéraux critiques. Il ne voit cependant aucune contradiction à vouloir aider l’Ontario à réduire sa dépendance commerciale vis-à-vis des États-Unis tout en soutenant les entreprises qui lui vendent leurs produits.
Ce sont des accords privés entre des entreprises privées et les États-Unis, indique-t-il.
Nous voulons aider ces entreprises à traiter ces minéraux ici. Pour l’instant, nous n’allons pas plus loin. Nous pouvons les aider à créer de la valeur ajoutée. Notre objectif est de créer des emplois, conclut-il.
Avec les informations de La Presse canadienne


5 month_ago
79



























.jpg)






French (CA)