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Les réserves de sang ont chuté de 20 % à travers le Canada depuis le 1er juin. L'Île-du-Prince-Édouard et les autres provinces de l'Atlantique n’échappent pas au phénomène.
La Société canadienne du sang lance un cri d'alarme : les besoins sont actuellement très urgents pour tous les groupes sanguins à travers le pays.
Pour Andréa Deveau, employée de l’organisme à l'Île-du-Prince-Édouard de 1999 à 2014, l'été s'avère toujours une période critique.
Il y a toujours des périodes de l'année où il y a des manques, surtout l’été. C'est juste facile à oublier, avec les vacances, les rencontres de famille et les voyages.
Toutefois, la situation s'avère particulièrement difficile cet été. Stephen Empringham, directeur du développement régional à la Société canadienne du sang, souligne que la baisse des dons est nettement plus marquée que les années précédentes.
Selon le responsable, à peine 2 % de la population canadienne admissible prend le temps de donner son sang.

Andréa Deveau a été employée de la Société canadienne du sang de 1996 à 2014 à l'île. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Laurent Rigaux
Forte de son expérience de terrain — ayant débuté dans les laboratoires avant de faire des prélèvements et de gérer des projets à l'échelle nationale —, Andréa Deveau insiste sur l'impact direct de chaque poche de sang recueillie, qui peut sauver plusieurs vies.
Le sang recueilli permet de soigner des patients atteints de graves maladies ou victimes d'accidents de la route, dit-elle, n’hésitant pas à qualifier les dons de véritable devoir citoyen pour ceux qui ont la santé et la forme nécessaires.
C’est vraiment de sauver des vies
Pour contrer l’actuelle pénurie, la Société canadienne du sang intensifie ses campagnes de sensibilisation. Les centres de prélèvement, comme celui de Charlottetown, élargissent également leurs heures d'ouverture et acceptent de plus en plus de personnes sans rendez-vous.
L'ensemble du parcours prend à peine une vingtaine de minutes, de l'accueil chaleureux jusqu'aux collations offertes après le don, observe Sylvain Duguay, donneur régulier à Charlottetown depuis 2012.
Pour lui, l'engagement est devenu une habitude profondément ancrée, malgré les pauses imposées ces dernières années par les protocoles sanitaires liés à la COVID-19.
C'est quelque chose de facile à faire, qui ne demande pas trop, mais qui peut avoir des effets positifs pour des milliers de personnes, c’est vraiment de sauver des vies.
Ça fait vraiment du bien de donner
L'enseignant souligne que le personnel soignant sait parfaitement mettre à l'aise les personnes stressées, et qu'aucune pression n'est exercée. Il est même possible d'annuler son geste jusqu'à la dernière seconde si tu te sens pas confortable, explique-t-il.
Un avis partagé par Erika MacLean. Donneuse depuis plusieurs années, elle met en avant l'aspect solidaire de la démarche.
Il ne faut vraiment pas avoir peur. Je sais que les aiguilles, ce n'est amusant pour personne, mais ça en vaut la peine. On sait qu'on aide des gens, ça fait vraiment du bien de donner.
Et la démarche lui a apporté un bénéfice inattendu. En consultant ses statistiques personnelles sur l'application mobile, elle a pu détecter à temps une carence en fer qu'elle ignorait totalement.
La Société canadienne du sang invite l'ensemble des citoyens admissibles à réserver leur créneau sur le site Internet www.blood.ca/fr ou au moyen de l'application GiveBlood.
Nous avons besoin que notre communauté se mobilise et prenne rendez-vous. En fin de compte, nous avons simplement besoin de plus de dons, résume Stephen Empringham.
Avec des informations de CBC


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